RDC. Julien Paluku pour un plan quinquennal de transport en soutien au Plan directeur d’Industrialisation

Comment doter la RDC, notre pays d’un tissu industriel dynamique, compétitif et responsable en matière d’environnement et de développement fondé sur l’élargissement de la chaîne de valeurs ? Et pour un ultime objectif : créer plus d’emplois pour résorber le chômage en vue de créer des conditions de vie acceptables et profitables à la population. Julien Paluku Kahongya, le ministre de l’Industrie a répondu à cette préoccupation jeudi 26 août 2021 à Kinshasa lors de la présentation du Plan national de l’Industrialisation devant les députés, les sénateurs, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques et le Gouverneur de Kinshasa. Le Plan Directeur de l’Industrialisation (PDI) de la RDC donne des indications opérationnelles selon une approche schématique sur les transformations à apporter en vue de la matérialisation de la vision exprimée dans le Document de la Politique et des Stratégies industrielles (DPSI) approuvé par le gouvernement le 20 février 2020. Le ministre Julien Paluku Kahongya a fait savoir que ledit plan prend appui sur le Plan national stratégique de développement (PNSD) et tient compte des regroupements des industries dans notre pays. Ce, à travers les 6 zones à savoir zone ouest (Kinshasa, Kongo central et ex-Bandundu), zone centre ( ex- Kasaï), zone est (ex- Grand Kivu), zone sud (ex province du Katanga), zone nord-est (ex-Province orientale) et zone nord-ouest ( ex- Équateur). Ces 6 zones industrielles, une fois opérationnelles, deviendraient les 6 piliers du développement économique de notre pays. Selon le ministre Julien Paluku Kahongya, la première étape de la nouvelle trajectoire industrielle de la RDC consistera en un effort de redynamisation des industries existantes et à la renaissance de celles qui ont disparu. Tout cela avec la construction des parcs agro-industriels. S’ensuivra le processus de leur modernisation par un programme d’attraction de nouveaux partenaires. Le ministre de l’Industrie a insisté sur le fait que la réussite de ce plan national d’industrialisation pour la réhabilitation du tissu économique de la RDC dépend d’un support infrastructurel d’industrialisation permettant d’en évaluer le coût notamment dans les transports et communication (aéroportuaire, ferroviaire, fluvial, lacustre, maritime, routière et énergétique). Ce sont des passerelles économiques et sécuritaires qu’un État moderne – a fortiori la RDC soumise à toutes sortes de convoitises – ne peut se permettre de se les priver.

De ce fait, une bagatelle somme évaluée à 58,3 milliards dollars $ avec à la base un plan quinquennal de transport pouvant soutenir le PDI permettrait sa mise en chantier et sa réussite. Il faut les trouver coûte que coûte.

Le Plan directeur d’industrialisation a pour entre autres objectifs la réduction sensible à l’horizon 2030 à hauteur de 60 % de la facture des importations évaluées à près de 6,5 milliards dollars $ par an. Ce travail de double portée technique et politique relève de la volonté affichée du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi et exprimée par le gouvernement de la république pour contribuer à une économique diversifiée et compétitive dans notre pays. Le ministre de l’Industrie a rappelé que ce Plan a été adopté le 9 juillet 2021 en Conseil des ministres notamment le pilier 5, axe 15, point 86 pour (sa) mise en œuvre en vue de réhabiliter le tissu économique de notre pays. Selon les statistiques de 2017, la RDC compte actuellement 525 industries manufacturières contre 9.600 industries en 1960. Il est plus que temps de tout mettre en œuvre pour combler ce déficit inacceptable qui fait régresser notre pays.

Un tel plan vital pour le pays met en scène la prise en charge de la jeunesse, espoir de la nation. Cette prise en charge responsable ne peut se réaliser que dans la lutte contre le travail des enfants, la présence des jeunes dans les groupes armés si l’on veut une approche globale du développement de notre pays. Sa réussite en priorisant les emplois (pour les jeunes) au regard du slogan séculaire : la jeunesse est l’avenir, l’espoir du pays, réglera de nombreux défis auxquels notre pays est confronté depuis des décennies, en priorité les défis sécuritaires. Car, les problèmes sécuritaires freinent l’expansion industrielle en RDC et particulièrement à l’est de notre pays. Pays à vocation agricole, seule la construction des infrastructures de transport et de communication capables de soutenir les industries manufacturières et l’évacuation de la production vers les grands centres aidera à ne plus porter toujours et en tout temps notre regard vers l’étranger en éternel quémandeur/assisté. Le mérite du Plan Directeur d’’Industrialisation, une fois mis en application, sera de remettre la population au travail et de lutter tant soit peu contre la misère et la pauvreté qui se sont installées sur l’ensemble du territoire national. En parcourant le discours du ministre de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya, une chose retient l’attention : tout est possible avec une dose de bonne foi. Il faut oser grand. C’est le propre de Julien Paluku Kahongya.

Nicaise Kibel’Bel Oka

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