RDC. Le Coordonnateur Tommy Tambwe confiant et satisfait de l’évolution du P-DDRCS

(Goma. Le Coordonnateur du P-DDRCS entouré du Goupro Constant Ndima et de son adjoint lors de la visite  de travail).

Le programme actuel P-DDRCS, dans la continuité de trois premiers, a des spécificités par rapport aux précédents en ce qu’il englobe le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et la stabilisation, a déclaré le Coordonnateur national Tommy Tambwe Ushindi à la Rédaction du journal Les Coulisses. A la question de savoir s’il y a une différence entre les anciens et le nouveau programme, le patron de P-DDRCS a ajouté : «  Le PDDRC-S est toute une école de la vie pour les ex-combattants. Il y est ajouté le relèvement communautaire, la stabilisation et le développement. C’est un DDR civil parce que l’aspect désarmement des ex-combattants a pour effet qu’ils retournent dans la vie civile et intègrent leur communauté. Il n’est plus question d’une intégration dans les forces armées (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC). »

 Il intègre, en outre le Plan d’Action et de Stratégie nationale. Les plans précédents concernaient uniquement le désarmement et la réinsertion des ex-combattants. Au stade actuel, le concepteur de ce programme en la personne du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi a exclu la question d’intégration automatiquement des ex-combattants dans les FARDC et la PNC. Le Coordonnateur national Tommy Tambwe Ushindi est optimiste sur la réussite de ce programme tout en reconnaissant que la tâche est ardue mais pas impossible puisque c’est un impératif de sécurité nationale et  régionale. Après des ateliers sur les causes des échecs des DDR précédents, il a fallu trouver de nouvelles orientations par rapport aux recommandations des groupes armés qui peuvent se résumer en trois points, à savoir la manipulation politique, l’implication sous régionale et les faiblesses de l’État. C’est sur ces points que le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi a donné une impulsion sur les bases du P-DDRCS notamment la recherche de la paix, la résolution des conflits et la cohésion nationale. Il aura fallu trouver des explications crédibles et fiables sur la pléthore de groupes armés qui naissent, disparaissent et renaissent dans la partie est du pays. Dans l’est de la RDC, les groupes armés naissent souvent pour répondre à des revendications coutumières, à des conflits fonciers et à ceux de succession là où la justice est incapable de trouver des solutions idoines. La restauration de l’autorité de l’État passe naturellement et aussi à travers le désarmement des combattants, le dépôt d’armes, le marquage desdites armes, l’identification, le suivi psychosocial et psychosomatique des ex-combattants en prenant en compte la dimension de la formation, de l’éducation à la transformation des communautés dans la dynamique de développement. Le Coordonnateur national Tommy Tambwe Ushindi a effectué récemment une tournée dans les provinces de l’est de la RDC (Nord-Kivu, Ituri, Sud-Kivu) pour palper du doigt les réalités sur le terrain et partager les rflexionss avec les gouverneurs militaires Constant Ndima Kongba (Nord-Kivu) et Johnny Luboya Nkashama (Ituri). Le constat a été fait, à savoir que chaque province a ses spécificités et ses réalités. Les groupes armés locaux ont des revendications différentes de même que les groupes armés étrangers ont leurs spécificités répondant à des réalités régionales. Incursions et/ou collaboration avec les groupes armés locaux, existence des combattants étrangers dans les rébellions en RDC, niveau élevé de destruction en Ituri, tragédie  inhumaine dans le Grand Nord, abandon des villages par les populations dans les Hauts et Moyens plateaux au Sud-Kivu, etc.

Concernant l’État de siège décrété par le Chef de l’État dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, le patron du P-DDRCS a été clair : « Le P-DDRCS est un instrument d’accompagnement de l’État de siège. Il concerne toutes les provinces frappées par des conflits. Lorsqu’il y a des opérations militaires, les combattants qui se rendent soit volontairement, soit à cause de la puissance de feu sont pris en charge par l’État. Actuellement, on dénombre près de 3 mille combattants cantonnés à Goma, Mumbabiro, Rumangabo, Kalunguta, Kalehe, Tanganyika. » A l’heure actuelle, les responsables du P-DDRCS travaillent sur la validation du Plan d’Action opérationnelle annuelle pour le démarrage définitif des opérations DDRCS. Dans la province de l’Ituri, par exemple, depuis le 23 janvier 2022, les membres du Cadre de concertation provincial pour la paix et appui au Programme (CCPAP) viennent d’élaborer la feuille de route pour l’accélération du processus d’actualisation et d’aménagement des sites dans le souci d’anticiper les besoins de la prise  en charge des rendus par la coordination nationale. Ils l’ont présentée au gouverneur militaire. La restauration de la paix, gage de développement dans ces provinces en proie à la violence, nécessite l’implication de tous.

Nicaise Kibel’Bel Oka

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