RDC. Le gouvernement décidé à mettre de l’ordre au sein des ONG internationales déviationnistes de leur mission

Procéder désormais au contrôle des organisations humanitaires internationales (ONG) en République démocratique du Congo où certaines sont soupçonnées de « dérive sécuritaire« . Voilà qui est bien dit même tardivement. Lors du compte-rendu du Conseil des ministres du vendredi 21 juillet 2023, le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya déclarait : « Le président de la république a été saisi par plusieurs rapports qui renseignent une dérive chez certaines institutions humanitaires opérant en RDC. Face à cette situation, il est tout indiqué que soit effectué un contrôle sur les ONG exerçant leur objet social sur le territoire national en vue d’attester la conformité de l’ensemble de leurs activités aux lois et règlements en vigueur dans notre pays ».

Ce contrôle devrait porter notamment sur « la cohérence entre les rapports annuels relatifs aux 5 derniers exercices d’activités dans notre pays, accompagnés d’une synthèse soulignant l’évolution et les différences de performance d’une année à l’autre ainsi que les localisations exactes de leurs activités sur chacune de périodes sous examen », a renchéri le ministre Patrick Muyaya. L’est de la RDC regorge des dizaines d’organisations humanitaires internationales dont certaines ont des officines aux contours flous. Elles cohabitent avec des rébellions, dans le luxe paradoxalement face aux drames humanitaires constants. Si pour de nombreux Congolais, cette décision a tardé à venir, n’empêche qu’elle est la bienvenue pour mettre fin à l’imbroglio qui règne dans la partie orientale du pays.

En effet, en RDC surtout dans sa partie orientale, le nombre des ONG rivalise avec celui des groupes armés. Elles viennent, s’y installent dans la durée et parfois ferment sans crier gare. Sans aucune activité à visage humain. Justifiant pour ainsi l’équation fort répandue selon laquelle « ONG égale insécurité à l’est de la RDC » semblable à celle « No Nkunda, no job ».

De par leur prolifération sans objectifs concrets prédéfinis, on observe parfois une déviance dans ces structures. Parfois même des contrats non exécutés et des détournements des projets pourtant financés depuis l’étranger. A Goma, par exemple, le député provincial et vice-président de l’Assemblée provincial, Jean-Paul Lumbu Lumbu avait relevé des cas de détournement des fonds d’un projet d’adduction en eau potable par une ONG internationale. Certaines ONG ressemblent aux SMP (mercenariat), se livrent a à des activités subversives sur le terrain, financent même la contestation contre les institutions établies.

Dans certains pays africains comme la Guinée Conakry, au-delà de l’aspect formel, les ONG internationales et les ONG nationales financées par l’étranger sont classées comme des M2 c’est-à-dire comme des membres potentiels du dispositif adverse mis sous la surveillance des services secrets au même titre que les attachés de presse et/ou commerce des ambassades qui sont classés comme des M1 membres des services d’espionnage. Elles sont prises en charge par la DCST, un des services de contre-espionnage, de contre- ingérence et de lutte contre la subversion de la Guinée Conakry. L’ONG est avant tout apolitique et se consacre uniquement à des œuvres humanitaires et/ou de développement.

La formalité de constitution est essentiellement administrative. Ce faisant, elles ont l’obligation de transmettre des rapports d’activités, budgets, comptes annuels et rapports financiers au Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Une ONG créée dans un pays étranger qui souhaite exercer son activité en Guinée doit disposer de : une demande adressée au ministre de tutelle, un acte de reconnaissance du pays d’origine ou un agrément, les Statuts, le règlement intérieur, le programme d’activité ou un plan d’action, les bilans d’un ou plusieurs exercices, mettant en exergue l’expérience de l’ONG internationale. La convention d’établissement est valable pour une durée de quatre (4) années, renouvelable. L’ONG a l’obligation d’établir un rapport semestriel relatif à ses activités ou tout autre document attestant l’exécution de ses projets.

Depuis un temps, dans certains pays d’Afrique de l’ouest, les ONG islamistes font l’objet d’une surveillance particulière. Ce qui n’est pas le cas en RDC. La RDC doit siffler la fin de la récréation dans le domaine de l’espionnage et du terrorisme exercé par certaines ONG sous le label d’actions humanitaires.

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Mathias Ikem

 

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