RDC/Présidentielle 2023. Désistement. Entre trahison et perte de l’estime de soi, on joue au  » qui perd, gagne » et

(Les opposants Delly Sessanga et Matata Ponyo rejoignent Moïse Katumbi, désormais leur candidat unique. Photo tiers).

Ils étaient 26. Et ils resteront toujours 26 sur la liste de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Aujourd’hui, on assiste au phénomène de « Désistement » de certains candidats à la présidentielle en faveur du candidat N° 3. Officiellement pour battre Félix-Antoine Tshisekedi. On se désiste dans la rue mais pas à la CENI. Car, le nom et la photo du candidat portent toujours le numéro imprimé. Mais au-delà de ce sésame, l’on est en droit de se demander « à qui profite le crime ? » si crime il y a.

Sans porter des gants, le désistement des candidats à la présidentielle est un marché des dupes qui ne profite qu’à ceux qui se désistent. Surtout si ce désistement est monnayé par le remboursement de la caution payée, les frais de campagne (intérêt et capital, pertes et profits) et la prise en charge totale du candidat au basculement, au désistement.

On peut tout dire, un désistement est une transaction monnayée qui fait perdre à celui qui le signe ses droits. Dans le cas d’espèces, après avoir touché ses « émoluments », le candidat au désistement retire tous ces affiches sur la voie publique et s’engage à battre campagne, contre vents et marées, qu’il pleuve ou qu’il neige, en faveur de celui pour qui il travaille désormais.

C’est une autodestruction conditionnée. Rien ne rassure aussi que seul devant l’urne, il votera pour le nouveau patron occasionnel.

Imaginez un candidat qui porte le destin de toute une nation (selon ses dires) et qui a reçu mission de le Congo. Il paie même la caution pour cela, s’engage dans des diatribes et attaques contre les autres candidats, reçoit la bénédiction de son évêque, mobilise des foules jusque dans son village pour porter sa candidature. Un bon matin, il se désiste en faveur d’un autre.

Motif : incapable de battre Félix Tshisekedi. La communauté internationale lui a dit qu’il faut un candidat commun à l’opposition pour battre Félix-Antoine Tshisekedi.

Comble de ridicule, elle lui a même indiqué le nom de ce candidat commun. Qui ne sera pas lui.

La lâcheté mondaine l’enveloppe. Il est dépouillé de tout son être. Il se résigne. Lassé d’avoir dénoncé la mauvaise gouvernance, d’avoir vécu le désert financier, il embrasse une vie choisie pour lui par d’autres personnes. Il calcule le temps. La honte l’habite et baigne dans la misère morale.

Sans percer le mystère du choix de l’électeur, l’on peut penser que les électeurs, déçus par le désistement de leur candidat à la présidentielle, ne suivront pas la consigne de vote. D’ailleurs, gagné par la honte, la dépossession de soi, il n’en donne même pas. Parce qu’il n’existe plus comme personne. Il vient de tuer son moi.

Somme toute et au-delà de la déception, le désistement ne profite même pas à l’acheteur des consciences. S’il est battu, il ne saura même pas se faire rembourser. Marché des dupes !

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Nicaise Kibel’Bel Oka

 

 

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