(Les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda). Photo tiers).
Dimanche 15 décembre 2024. Luanda, capitale de l’Angola accueille deux personnalités aux visions non conciliables sur la paix dans l’est du Congo et dans la région des Grands Lacs. En termes de pronostics, on dira que le match s’avère très incertain quant au résultat. Tant les positions de l’un et l’autre sont diamétralement opposées même alors que le président angolais tente de colmater les brèches.
D’une part, il y a le faux prétexte des Hutu rwandais justifiant la violation des territoires d’un État souverain et la création des forces négatives déstabilisatrices et, de l’autre, la demande du retrait des troupes rwandaises du sol congolais : le désengagement des éléments de la Rwanda Defence Force’s. L’atmosphère avant la rencontre est lourde de suspicions.
Deux logiques dont le Rwanda est le centre de gravité s’affrontent à mort et/ou à vie. La déstabilisation du Congo tourne autour du Rwanda. Qu’il soit FDLR ou RDF. C’est toujours un Rwandais.
Paul Kagame a bâti son pouvoir sur l’exclusion d’une grande partie de son peuple, les Hutu qualifiés à tort ou à raison, des « génocidaires ». Et ce, quel que soient leur âge et lieu de naissance. Ils sont tous frappés de « Retour interdit au pays- RIP ». Depuis 30 ans dans un Rwanda dont l’âge moyenne de la population oscille autour de 30 ans.
Et c’est à la République démocratique du Congo que la communauté internationale a confié la mission de les neutraliser, c’est-à-dire les exterminer. Quitte à aller en enfer ou au paradis.
En face, Félix Tshisekedi sur qui une forte pression est exercée mais qui a juré de défendre le peuple et l’intégrité du territoire de la RDC.
En un mot comme en mille, il doit exiger, avant toute chose, le retrait du territoire congolais des éléments de l’armée rwandaise. Il n’y a pas à transiger.
Même le président angolais n’acceptera jamais que son pays soit sous occupation des forces étrangères. Le retrait des soldats rwandais est la condition sine qua non de toute négociation.
Ce retrait doit être assorti d’une clause exigeant le dialogue inter rwandais si l’on veut mettre fin à la déstabilisation de la RDC.
L‘on peut tout dire et vanter la paix et le développement du Rwanda mais tat qu’il n’y aura pas réconciliation entre vainqueurs (Tutsi) et vaincus (Hutu), le visage actuel du Rwanda n’est qu’un château bâti sur du sable. Il ne sert à rien de tourner autour du pot. Le Rwanda doit apprendre à vivre avec ses problèmes et arrêter de chercher des boucs émissaires. Cela lui évitera que la roue de l’histoire pèse sur lui et que l’histoire, au pays de Mille collines, devienne un éternel recommencement.
Le peuple congolais attend de son Chef de l’État une fermeté dans sa position qui doit aboutir à hic et nunc au retrait des troupes rwandaises du sol congolais. Et donc ne rien signer qui affecte le Congo et le déstabilise davantage.
Fatshi, comme à l’époque avec ya Tshitshi, Equipe epola té. Va et ne pèche point !
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Justin Honlay

