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Le 1er Congrès d’Études congolaises. Redorer le blason de l’université face aux défis actuels et futurs pour un Congo fort et respecté

(Mbuji-Mayi. Les participants au 1er Congrès d’Études congolaises posent aux côtés de la ministre de l’ESURS pour la postérité. Photo tiers).

Mbuji-Mayi. Les acteurs du monde universitaire et scientifique congolais se sont réunis du 26 au 29 mai 2026 à l’Université Officielle de Mbuji-Mayi, en sigle UOM, dans le Kasaï Oriental dans le cadre du 1er Congrès d’Études congolaises sous le thème « Demain, le Congo du 3ème millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national ».

Devant l’histoire et la prenant à témoin, les acteurs du monde universitaire et scientifique congolais, animés par le devoir de lucidité et de refondation face aux défis énormes de gouvernance, de sécurité, des pillages de ressources naturelles, mais surtout de retard considérable dans le développement et de souveraineté ont tenu à réfléchir loin de brouhaha de Kinshasa sur le devenir de la nation partant de l’université. Dans leur diagnostic, ils se sont opposés énergiquement au nouveau modèle qui rend l’université congolaise un espace de marchandisation des savoirs et un simple appareil de (re)production administrative des diplômes.

Pour eux, conscients de leur mission, l’université congolaise doit retrouver son blason terni pour redevenir un haut lieu d’élévation à la fois intellectuelle et éthique, d’innovation et de créativité, de conscience nationale et de responsabilité historique.

Dans un monde marqué par une compétition fulgurante et par des mutations profondes, rapides et multisectorielles, les acteurs du monde universitaire et scientifique congolais réunis à l’UOM proposent la somme des savoirs dans des domaines diverses et diversifiés des sciences, comme levier stratégique qui éclaire la gouvernance politique, oriente les politiques nationales, accompagne les progrès social et favorise l’émergence d’une société fondée sur la dignité, la compétence, la créativité et le mérite de ses filles et fils.

Il a été plus question, après le diagnostic sans complaisance, de sortir l’université congolaise longtemps cantonnée dans un « hors-champ », pour l’inscrire aujourd’hui et demain dans un vaste ensemble consacré à l’exploration à la fois individuelle et collective, mais aussi de son inconscient, de ses non-dits afin qu’elle participe entièrement dans la construction de la nation congolaise.

(Université Officielle de Mbuji-Mayi. La ministre de l’ESURS en immersion totale avec les mamans et l’abbé recteur. Photo tiers).

Le 1er Congrès d’Études congolaises pose la question du futur ou plutôt par le futur comme question. D’abord sur le terrain identitaire puis social et enfin comme participation au développement de la République démocratique du Congo.

Face aux menaces actuelles et aux convoitises dont fait face la République démocratique du Congo de la part de ses voisins proches et lointains, les acteurs du monde universitaire et scientifique congolais ont finalement pris l’engagement de contribuer à la sécurité de notre pays notamment en développant des partenariats entre d’une part, le monde universitaire congolais et d’autre part, les académies et les écoles de formation en matière de sécurité et de défense afin que nos forces militaires, policières et de renseignements profitent de l’expertise scientifique  et construisent les voies et moyens de leur autonomie stratégique, programmatique et technologique.

Enfin, le 1er Congrès d’Études congolaises a réaffirmé le rôle des universitaires comme conscience critique et force de la nation pour permettre à l’université congolaise d’accomplir la triple mission lui assignée par la nation, à savoir la recherche, l’enseignement et le service (à rendre) à la communauté. Rappelant pour ainsi la mission fondamentale de l’université, celle de produire les idées, de former les consciences, de développer des compétences et d’ouvrir des perspectives d’avenir pour la nation.

Sous un cri sonnant comme un rappel des troupes, le 1er Congrès d’Étudesz congolaises a sorti un communiqué appelé « L’Appel de Mbuji-Mayi pour refonder le monde universitaire et scientifique congolais ».

D’éminents professeurs ainsi que la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire et Recherches scientifiques y ont pris part.

Les participants ont remercié le comité organisateur particulièrement les autorités académiques de l’UOM réunies autour du recteur de cet Alam mater, l’abbé Apollinaire Cibaka Cikongo pour l’accueil et la chaleur des débats.

Des recommandations ont été faites d’abord à la communauté universitaire et scientifique, puis à l’État congolais, à la communauté internationale et aux partenaires de la RDC.

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Nicaise Kibel’Bel Oka

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