(Les Léopards de la RDC célèbrent la victoire après avoir battu la Jamaïque par un score étriqué de 1-0. Photo tiers)
« Nous, Congolais de père et de mère ensemble avec les amis de la RDC, avons rêvé de ce grand jour qui consacre 52 ans après le retour de la République démocratique du Congo sur le chemin de la Coupe du monde de football et va y participer comme acteur. C’est tout un pays, tout un peuple qui attendait ce moment historique ».
Certains (plus nombreux) y croyaient encore et d’autres (à compter sur les bouts de doigts de la main) juraient par l’élimination des Léopards.
Il aura suffi que nos joueurs, nos héros, comprennent trois choses pour mouiller le maillot.
Premièrement, la notion de l’altruisme : « Ils ne jouent pas pour eux-mêmes mais pour tout un peuple, toute une nation ».
Deuxièmement, le sacrifice et la rage de vaincre : « Derrière vous, il y a tout un peuple qui espère, prie Dieu et pleure à haute voix. Donnez le meilleur de vous par le sacrifice de la sueur et du sang ».
Troisièmement, le défi à relever : « Le maillot que vous portez rassemble toute une nation qui lutte pour sa survie. Il fait honneur à des milliers de morts, des veuves et orphelins, des familles disloquées, des familles errants dans la forêt, déplacées et réfugiées, mais également aux Forces armées de la RDC- FARDC et des Wazalendo ».
Tous pour la défense de la mère patrie.
En ayant compris cette lourde tâche patriotique, les Léopards ont fait battre nos cœurs et nous ont fait vivre d’intenses moments d’émotions d’une nation à qui on veut refuser le droit de vivre. Sous la pluie, le peuple a vibré et célébré sa victoire.
Partout dans les quatre coins du monde, les Congolais ont fait du bruit et ont célébré cette victoire. Et dans les endroits où il n’y avait aucun Congolais (ce qui est impensable), des sympathisants et amis de la RDC ont porté notre joie dans leur cœur et dans la rue. Avec sincérité et honnêteté.
Trois buts marqués dont deux refusés. De quoi décourager toute une équipe mais le patriotisme commandait de ne pas se décourager, de saisir la proie et de l’amener jusqu’à perdre son souffle.
Si les premières formes de résilience d’une nation résident dans son armée et sa police, celles de la République démocratique du Congo englobent beaucoup de fronts. Aux fronts médiatique, économique, diplomatique, artistique, il faut y ajouter le front sportif particulièrement footballistique.
Désormais le drapeau de la RDC flottera et l’écho de l’hymne national parviendra dans le monde entier et permettra aux amis du pays de Lumumba de balbutier chacun à leur manière les mots de ce grand chant patriotique.
Parce que et malgré l’agression de notre pays et l’occupation d’une partie de notre territoire par le voisin jaloux, le peuple congolais reste résilient.
Au dernier coup de sifflet, le peuple congolais est descendu dans la rue pour manifester sa victoire.
A la face du monde, depuis Goma et Bukavu, depuis Uvira et Kanyabayonga, il a crié : Vive les Léopards, Vive la RDC. RDC eloko ya makasi.
On peut tout lui refuser mais on n’arrivera jamais à lui arracher le droit de se sentir congolais, qui est une fierté légitime. Et de le manifester. Même devant les rebelles armés jusqu’aux dents.
(La population festoie dans la rue ce moment unique. Photo tiers).
La résilience vise effectivement à se mettre en situation mentale et matérielle, d’être capable de résister à une attaque sans être détruit et donc de mettre en place des stratégies de réaction rapide afin de ne pas sombrer. Nos Léopards l’ont démontré malgré les deux premiers buts refusés.
Il faut être la RDC pour jouer une rencontre de football unique où l’arbitre est remplacé en plein match.
Et ça, c’est une affaire de Dieu avec ses enfants rd-congolais. Qui dit mieux !
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Nicaise Kibel’Bel Oka

