Accord de de Washington. Entre propagande nuisible et espoir de tout un peuple. Son application, la survie de la RD Congo.

Le monde se détermine par des États qui aspirent à devenir des puissances mondiales ou à se maintenir grâce aux minerais critiques. Le monde entier est en passe d’un nouveau cycle qui marque la fin d’une économie numérique vers une économie du futur.

En 2008, la RDC a raté le train avec le Contrat chinois, mal négocié et mal appliqué sur le terrain. Mais elle avait ouvert ses portes aux Chinois. Donald Trump qui a compris les enjeux du futur sur lesquels la Chine se positionne pour devenir la superpuissance, en partie avec les minerais critiques de la République démocratique du Congo, a intérêt à sécuriser l’accès des États-Unis aux minerais critiques de la RDC en y développant le volet notamment commercial et économique, institutionnel et de gouvernance.

Pour ne pas continuer de souffrir de ce que la transition numérique a causé la RDC avec des agressions répétées et une guerre hybride à travers le Rwanda et l’Ouganda, Félix-Antoine Tshisekedi a eu une vision de se projeter dans l’économie du futur.

Lorsqu’on comprend que les conflits sont une très belle réponse à l’accès illicitement aux minerais (car ils sont la meilleure façon de savoir quoi offrir et à qui), la signature d’un partenariat stratégique bilatérale entre les États-Unis et la RDC devient un impératif existentiel. On devrait le savoir, la RDC est le carburant du monde.

La signature des relations économiques RDC-USA marque la détermination du gouvernement américain qui a placé un niveau élevé de confiance sur des questions économiques et de défense et sécurité en la RDC, estimait André Wameso, actuellement gouverneur de la Banque Centrale du Congo lors du briefing de Patrick Muyaya donné à Washington. Mais également, elle permet de remettre de l’ordre dans la gouvernance qui est le cadre pragmatique pour organiser les relations économiques entre les deux États dans le long terme.

La RDC a grandement besoin de la paix et surtout du respect de l’intégrité de son territoire et de sa souveraineté. Cette volonté a été actée par la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations-Unies. C’est une question de survie comme nation face aux convoitises des voisins, aux charognards et aux prédateurs de tout bord.

Les États-Unis ont besoin d’accéder aux minerais (Terres rares et métaux critiques) pour se maintenir sur l’échiquier mondial. Et la paix devient une recette rare, une condition principale qui détermine le tout. Parce qu’on ne peut se protéger dans une logique de partenariat stratégique sans retour de la paix et la présence de l’État notamment dans l’Est du Congo.

CIER et le Mémorandum d’entente RDC-USA

A Washington, la RDC a signé avec les États-Unis d’Amérique deux documents de haute portée stratégique, à savoir le Cadre d’Intégration Économique Régional (CIER) et le Mémorandum d’Entente.

Le CIER a été conçu sur les traces de son ancêtre, la Communauté Économique des États des Grands Lacs (CEPGL) bâtie sur le tourisme, l’énergie, l’agriculture en y ajoutant une plus-value sur les matières premières dont regorge l’est du Congo.

Selon une approche américaine, les causes profondes de la crise entre la RDC et le Rwanda sont économiques portant sur l’obsession d’accéder aux matières premières à la fin dès la guerre froide. Or, le Zaïre de Mobutu s’étant entêté de privatiser le secteur économique, les Occidentaux lui ont imposé la troisième voie, la guerre. La guerre s’est imposée comme 3ème voie pour accéder aux richesses de la RDC. C’est sous cet aspect que les grandes puissances ont autorisé le Rwanda et l’Ouganda à envahir notre pays et à créer des zones grises. Pour sortir de cette situation conflictogène, la RDC devait créer un cadre propice par rapport à l’économie numérique pour affirmer notre souveraineté. C’est cela l’Accord de Washington.

Le Partenariat stratégique est le second accord englobant les questions des sciences et technologie, de gouvernance et de transparence.

Le Mémorandum d’Entente traite des questions de défense et de sécurité sur lesquelles la RDC compte rétablir sa souveraineté militaire dans la région des Grands Lacs. Ce qui illustre le niveau élevé d’un partenariat stratégique. Pour rappel, les premiers accords RDC-USA datent de 1984.

Application du cadre de CIER

Les clauses d’entrée en vigueur de cet Accord de Washington reposent sur les éléments de sécurité et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, le retrait des forces de la RDF et l’arrêt du soutien du Rwanda aux rebelles du M23 comme conditions sine qua non. L’on peut bien comprendre que tous ceux qui soutiennent le M23 ne souscrivent pas à cette démarche et brandissent l’argument de la vente aux enchères de la RDC par Félix-Antoine Tshisekedi.

Or, cet Accord de partenariat stratégique RDC-USA se basant notamment sur l’extraction et la transformation des minerais critiques avec le très médiatisé projet du Corridor de Lobito mais également Inga (qui est un projet américain découvert en janvier 1959) devrait servir à la RDC mieux que le fameux Contrat chinois. Un deuxième projet, le Corridor vert reliant le Kivu à l’océan Atlantique ne peut plaire à tous ceux qui font sortir nos minerais par l’Océan Indien (route de la soie). Ce projet est calqué sur les BelBases (les bases belges en Afrique) reliant l’Océan Indien à l’océan Atlantique d’où devraient sortir nos richesses naturelles. Faut-il rappeler que les ports de Dar-es-Salaam et de Bujumbura avaient été construits avec l’argent du Congo et que dans la guerre de leadership Mobutu-Nyerere, la Tanzanie avait simplement rétréci les rails afin que le Zaïre n’en bénéficie plus !

La RDC au cœur des enjeux Chine-USA

Le Congo a été créé par les autres comme réservoir des matières premières qu’on pouvait puiser sans l’autorisation des Congolais et comme récemment piller le colombo tantale pour en faire un instrument de violence.

L’évaluation stratégique globale internationale révèle que la Chine suit une trajectoire de puissance cohérente et structurée, fondée sur des réformes militaires profondes, une intégration poussée des capacités multi-domaines et une vision de long terme de la compétition stratégique.

Par une combinaison de coopération militaire, d’assistance sécuritaire, d’accès aux ressources stratégiques et de diplomatie d’influence, la Chine consolide son ancrage sur l’Afrique et renforce son positionnement au sein du Sud global. Cette dynamique confère à l’Afrique un rôle croissant dans l’architecture stratégique chinoise, à la fois comme zone d’influence, réservoir de partenariats et levier indirect de soutien à la montée en puissance globale de la Chine. Entre la Chine et les USA, dans cette mobilisant les leviers économiques, informationnels, technologiques et psychologiques, il s’agit d’une guerre de systèmes contre systèmes et non d’un affrontement tactique classique.

Faut-il désormais que la RDC participe aux noces qui les concerne ou rester éternellement un acteur passif sur le sang de qui le monde se construit ? Ceux qui ont des critiques acerbes contre l’Accord de Washington le font soit par ignorance soit de mauvaise foi.

Les Congolais devraient s’approprier l’Accord de Washington avec des projets fédérateurs pour le bien -être des populations. Même l’Église universelle devrait y participer par des projets répondant à la vocation sociale de la mission évangélisatrice.

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Nicaise Kibel’Bel Oka

 

 

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