RDC/Bashu/Nord-Kivu. Après le couple Abdallatif, le fils Juma Balikwisha s’en va avec le secret de la K7

Juma Balikwisaha, élu national 2011 de Beni et ministre provincial honoraire du Nord-Kivu est décédé à Kinshasa le 1er août 2022. Vraisemblablement sa mort est, en partie, liée au choc subi après celle de ses parents biologiques lâchement assassinés quelque 10 jours avant dans leur fief des Bashu, territoire de Beni, en province du Nord-Kivu. Ainsi donc, Juma Balikwisha n’aurait-il pas pu résister ni amortir le choc violent de ce crime crapuleux qui sonne comme un grand défi et un règlement de comptes dans cette partie de la province. Et comme dans une sorte de malédiction, les crimes de sang commis en pays nande ne connaissent jamais des enquêtes abouties pour diverses raisons. Dans la chefferie des Bashu, qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou pas, tant que le problème de succession restera non résolu et une épine dans les pieds des Nande, l’on continuera de compter des morts. Juma Balikwisha meurt sans avoir pris le courage de trouver une solution à ce désordre de succession du pouvoir coutumier chez-lui. Or et selon des sources fiables et crédibles, il serait la personne qui détenait la cassette audio contenant les dernières volontés du grand chef Patanguli Kalemire I, l’un de trois fils de Biabu, enregistré lors de son séjour à Kinshasa en février 1989 à la demande de l’un de ses petits-fils qui s’occupait de sa santé et qui, au final, s’était intéressé à la succession. Dans cette K7 audio, le chef Patanguli Kalemire I aurait non seulement fait enregistrer l’histoire de la chefferie mais également désigner un de ses fils, son « seul espoir » qui devait lui succéder. Cela ne s’est pas passé selon sa volonté. Selon une autre source ancestrale qui a contacté la Rédaction du journal Les Coulisses en son temps, le message se résumait en un proverbe kinande « Uha Omuseghe w’omwinyewo amakusarawo » dans une métaphore du « détenteur du bracelet d’autrui ». Depuis, la chefferie des Bashu est confrontée à des luttes internes et fratricides entre les successions (familles) Lusenge, Kasumbakali et Patanguli mais également au sein de la famille Patanguli entre les Balikwisha, les Kasereka et les Kalemire. Enfin parmi les Kalemire et les Muhili. D’autre part, les mauvaises langues accusent les gardiens de coutume de manipuler les différents chefs de groupement de la chefferie des Bashu à chaque fois que se pose le problème de succession. La chefferie des Bashu ne cesse de pleurer ses enfants dont le père Vincent Machozi abattu dans des circonstances ahurissantes et non élucidées jusqu’à ce jour et récemment le cas des morts du cimetière de Mutendere. Qui aura le courage de remettre sur la table le problème de succession au pouvoir dans la chefferie des Bashu afin que les enfants du Bashu meurent de mort naturelle et que cessent les groupes armés et le soutien aux ADF/MTM ? Repose en paix Juma Balikwisha.

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Rédaction centrale/Les Coulisses

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