Agression de la RDC. Cinq propositions du Burundi pour la sortie de crise

(New York. Vue de la réunion extraordinaire des quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Photo tiers).

Cinq propositions du Burundi pour sortir de la spirale de violence dans l’est de la République du Congo et épargner la région des Grands Lacs d’une escalade de violences continues.

Mercredi 19 février 2025, la troisième réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies présidée par la Chine a connu des fortunes diverses notamment des déclarations qui, dans l’ensemble, ont appuyé la démarche de la République démocratique du Congo à travers sa ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner.

Mis à part les trois pays qui tergiversent encore à condamner la violation de l’intégrité du territoire de la RDC, à savoir l’Algérie, la Somalie et la Sierra-Leone, tous les douze autres pays sont unanimes à ce que le Congo doit être restauré dans ses limites de 1960 et que les troupes des pays « non invités » par le gouvernement congolais doivent se retirer de la RDC ainsi que les rebelles du M23 après leurs forfaits notamment à la prise de Goma (près de 4 mille morts et des blessés ) et de Bukavu (13 enfants exécutés sommairement).

Le Burundi s’est illustré par sa contribution en cinq propositions pour restaurer la paix à l’est du Congo et contenir les avancées expansionnistes du voisin.

Primo. Un cessez-le-feu immédiat qui oblige la cessation des hostilités pour ne pas continuer le carnage.

Secundo. Le retrait du M23 et de ses alliés des villes et localités qu’il occupe sur le territoire congolais afin de relancer le dialogue.

Tertio. Le retrait des forces des pays « non invités » du sol congolais.

Quarto. La protection des populations civiles, des agents humanitaires et des soldats de l’ONU

Quinto. Mettre fin à l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC, cause sous-jacente des violences et violations des droits humains.

Le Burundi, qui a appelé tous les membres du Conseil à soutenir la démarche de la RDC et à condamner la violation flagrante de la souveraineté de la RDC par un voisin belliqueux, a rappelé que les forces armées non invitées des pays étrangers constituent une entrave au processus de paix et qu’il est temps d’arrêter le carnage.

Il a aussi rappelé que la responsabilité du maintien de la paix au niveau international incombe avant tout au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

De façon générale, les membres sont convaincu d’une vérité inébranlable, à savoir « Pour que le continent africain prospère, il faut taire les armes et passer du champ de bataille aux voies de la démocratie » insistant pour ainsi que « Les victoires absolues sont des victoires vaines et entraînent des conflits sous d’autres formes ».

La ministre rd-congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner atout d’abord a fait voir au Conseil de sécurité, dans une figure de style (chiasme) interpellative : « Ce Conseil qui observe. Ce Conseil qui condamne mais n’agit pas » appelant les membres à agir le plus vite possible.

Elle a bouclé la boucle en répondant au représentant du Rwanda en ces termes : « Le Rwanda justifie l’injustifiable car il a perdu le combat de la vérité ».  

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La Rédaction centrale Les Coulisses

 

 

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