( Paris. Les présidents Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron. Photo tiers).
La France se propose de contribuer au règlement de conflit entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda. Pour ce faire, sauf imprévu, elle compte organiser le 30 octobre 2025 une conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Elle sera organisée en étroite collaboration avec le président du Togo, médiateur désigné de l’Union africaine pour régler la crise dans les Grands Lacs. L’objectif avoué est la mobilisation de la communauté internationale afin de répondre à l’urgence humanitaire dans l’est de la RDC et dans la région.
De la sorte, cela permettrait aux participants à ladite conférence de soutenir la dynamique de négociation et de médiation en cours portée par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.
Il sera ensuite question de l’intégration économique régionale, de croissance de la prospérité dans la région et de soutien aux populations locales.
C’est ce qui ressort d’une communication du ministère français des Affaires étrangères. Cela s’appelle faire de la politique avec en mains la baguette de l’économie.
Chapelet de bonnes intentions, est-on tenté de dire avec amertume. Car, la question fondamentale est celle-ci : « La France joue-t-elle un franc jeu dans cette guerre d’agression de la RDC au regard de tout le soutien qu’elle apporte aux agresseurs ? »
Des millions de mort suite à la destruction des vies humaines, des populations en errance éternelle, des recrutements des enfants, déperdition scolaire, viols des femmes … On est dans la théorie du mort au kilomètre pour le cas de la RDC.
Au-delà de la France, pays des droits de l’homme et de liberté, cette question s’adresse à l’ensemble des pays de l’Union européenne.
Le Mozambique, le nouvel eldorado géostratégique de l’UE
Pour se détacher de la dépendance de la Russie en matière de gaz en 2027, l’Union européenne a opté pour le renouvellement intégral de ses capacités militaires et économiques.
Le Mozambique avec son bloc gazier paraît aujourd’hui et demain comme le passage obligé pour l’Union européenne grâce à son canal de mer (océan).
Cette route de l’océan permet à la France (et l’Union européenne) de renouveler sa puissance de mer et de terre dans le concert des nations en vue de se faire respecter, de faire respecter ses capacités militaires et économiques.
Le canal du Mozambique permet l’approvisionnement marchande de l’Union européenne. Et pour sécuriser cette route, l’Union européenne utilise le régime de Kigali avec ses sbires de la RDF. On compte actuellement trois mille soldats rwandais à Cabo Delgado protégeant le bloc gazier.
En effet, l’Union européenne est totalement engagée dans la conquête géo-économique du monde. Cela passe par le pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
La Pologne soutient l’agression de la RDC.
Il est clair que la Pologne soutient le Rwanda dans l’agression de la RDC.
En février 2024, le président de la Pologne, Andrzej Duda a visité Kigali (Rwanda) pour l’ouverture de la nouvelle ambassade de la Pologne avec à la clé une déclaration fracassante sur le renforcement des liens de sécurité avec le Rwanda. Il a même déclaré en signe d’avertissement à la RDC : « La Pologne soutiendra le Rwanda en cas d’attaque militaire ». Depuis, Varsovie a armé et équipé Kigali pour tuer des populations congolaises.
Mardi 21 octobre 2025, des informations sur la toile non encore confirmées par les sources des Forces armées de la RDC (FARDC) ont fait état de plusieurs dispositifs militaires électroniques abandonnés sur le front de Kalembe, Mweso et Tonga en territoire de Masisi au Nord-Kivu par les éléments de la Rwanda Defence Forces’s (RDF). Ces équipements portent la marque MindMade WB group en provenance de la Pologne. Les étiquettes visibles sur les modules portent la mention « MindMade-WB Group-SAS » qui serait une filiale du géant polonais WB Electronics, fournisseur des technologies de communication et de brouillage militaire.
Ils auraient servi à des opérations de brouillage (la cyberguerre).
Les boîtiers découverts sur le terrain d’affrontements sont dotés des antennes et amplificateurs de signaux censés brouillés les fréquences de commande de drones congolais et intercepter des communications militaires. Confirmés ou pas, ces éléments de la cyberattaque ont permis à la RDF de conquérir des portions importantes dans Masisi et Rutshuru.
La RDC se retrouve dans la situation où les pays qui financent la guerre et soutiennent le projet de sa balkanisation jouent au pompier-pyromane.
Comment des pays de l’OTAN qui dénoncent l’agression de l’Ukraine par la Russie de Poutine peuvent soutenir celle de la RDC par le Rwanda ?
Les États n’ont pas d’amis, rien que des intérêts même sur le dos des millions de morts. Certes, la géopolitique militaire n’est pas nouvelle dans les relations économiques.
Ceux des compatriotes qui iront à Paris le 30 octobre 2025 devraient dénoncer cette attitude ambiguë de l’Union européenne qui souffle le chaud et le froid. Qui dit mieux !
Nous vous donnons la vraie information et nous en payons le prix. Soutenez-nous. Vos contributions financières sont très attendues. Dieu dicte, nous écrivons. Contacts utiles: +243 998 190 250/ +243 82 42 44 844
Mathias Ikem
LESCOULISSESRDC INFO