E.A.C. Les chefs d’états-majors appellent tous les groupes armés opérant en RDC à déposer les armes

(Goma/Serena. Les chefs d’états-majors des armées d’East Africa Community en réunion pour la mise en place de la force régionale).

Les Chefs d’Etats-majors généraux des armées de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est, à l’exception de celui du Rwanda, se réunissent à Goma. Au menu, la mise en place de la force régionale chargée de l’éradication des groupes armés et des forces négatives dans l’est de la RDC. Ils étudient la mise en place d’une force régionale pour la paix destinée à neutraliser les groupes armés locaux et étrangers qui opèrent en RDC. Le ChefEmG des FARDC, le général d’Armée Célestin Mbala Munsense a salué la tenue de ladite réunion soulignant pour ainsi sa haute portée stratégique sur la base de laquelle tout le monde est appelé à accorder une attention particulière aux différentes réflexions des experts. Parlant du volet militaire tel que voulu par les Chefs d’État de East Africa Community, le général d’armée Célestin Mbala Munsense a fait savoir que tous les groupes armés locaux actifs en RDC doivent participer sans condition au processus politique visant à intégrer le Programme-Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation, en sigle P-DDRC faute d’obtempérer ils seront traqués par la force régionale. De même pour les groupes armés étrangers actifs en RDC qui doivent désarmer et retourner dans leurs pays respectifs au risque d’être considérés comme des forces négatives combattus et neutralisés par la force régionale. Enfin, a-t-il déclaré que : « Le processus de la mise en place de la force régionale destinée à combattre les forces négatives soit amorcé immédiatement par la RDC. »

Cette situation de crise et de violence extrême qui écume le Kivu et l’Ituri doit être lue et comprise à traverses des lunettes à dimension locale, régionale et internationale. Les FARDC et même la RDC ne peuvent la régler seule. Mais aujourd’hui, plus que jamais, la RDC doit s’émanciper et prendre la réelle direction des choses. Avec des appuis des partenaires crédibles. Les experts congolais doivent tenir compte du phénomène « élections à venir ». Car l’éparpillement des opérations à l’est du pays qui ne va pas cesser avec l’approche des élections et l’absence de stratégie à cause de la dispersion des moyens (agir par priorités au lieu de disperser ses moyens) est le premier facteur de faiblesse et d’échec de notre pays dans son volet défense du territoire national. C’est voulu par tous les charognards qui ne veulent pas de la paix et/ou profitent de la situation chaotique. Les experts de défense et sécurité doivent dresser la liste de priorités pour permettre à la force régionale à agir avec technique et tactique.

Cela dit, la réforme des services de défense et de sécurité est la priorité. Elle doit être faite en parallèle parce qu’en tant que processus, cela doit prendre du temps. La question de la réforme de nos services de défense et de sécurité est politique et pas (seulement) interne. Elle doit venir du Commandant suprême et Président de la république, du Parlement, des ministres ayant la sécurité en charge et de l’État-major. Mais également du CHESD comme haut lieu de réflexion stratégique. Cela ne semble pas avoir commencé

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Justin Honlay

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