RDC. Élection présidentielle. Fayulu renonce à son 2ème mandat au profit de Katumbi ?

(Moïse Katumbi et Martin Fayulu. Photo tiers)

« Petit frère propre Ngiama le roi de la forêt. Mopaya akoki kosomba zamba te ». C’est le dernier conseil que King Kester Emeneya a donné à son jeune frère, l’artiste-musicien Werrason dans sa chanson « Washington ». L’ancienne province de Léopoldville nous appartient et nous ne pouvons la céder à n’importe quel prix. C’est cela la substance. Aujourd’hui, cette réalité oubliée est à la base des affrontements mortels dans l’ancienne province de Léopoldville. Et pour cause ? Les étrangers ont acheté nos terres et veulent y régner en maître. Soit !

Martin Fayulu a annoncé lors d’un point de presse lundi 19 juin 2023 qu’il ne briguera pas un deuxième mandat à la présidentielle. En clair, cela veut dire que l’opposant à qui « on a volé la victoire en 2018 », arrivé fin mandat, fait

une passe en or à Moïse Katumbi dans le fief naturel de Léopoldville. Sans condition ? Voilà l’intelligence de l’interpellation de King Kester Emeneya à l’endroit de son jeune frère Ngiama Makanda Werrason. L’esthétique de la réception de la déclaration de Martin Fayulu au niveau de l’opinion varie, du simple au pire. Les mauvaises langues parlent d’une opération de vente de l’espace à Katumbi pour un Fayulu qui n’a pas assez de moyens pour battre campagne sur toute l’étendue de la république. Elles vont même jusqu’à penser que Katumbi aurait fait pression sur Fayulu pour le contraindre à lâcher prise. D’autres vont jusqu’à dire que c’est dans une suite logique du respect de ce qui s’était passé à Genval (Suisse). Martin Fayulu n’aurait été qu’une sorte de remplaçant de Katumbi qui était en conflit avec la loi. Enfin, une autre opinion salue le réalisme de Martin Fayulu qui, sachant qu’il a perdu son aura de 2018 (et avec tous les moyens financiers disponibles), ne peut espérer gagner cette élection. Les plus critiques relèvent une attitude dictatoriale de la part de Fayulu qui tente d’interdire à ses partisans de présenter des candidatures à tous les niveaux. Il devrait laisser libre choix à ceux qui veulent mais là aussi se pose le problème de financement des candidatures. Fayulu aura signé le certificat de décès de l’ECIDE, mine de rien. Le cardinal Laurent Monsengwo avait coutume de dire que « la nature ne procède pas par des enjambements ». Martin Fayulu, hier illustre inconnu, a été projeté sur la scène politique national sans une véritable assise populaire.

Mungul Diaka alias ya Mungul pour les intimes rappelait aussi cette sagesse mbala : « Sur un bananier, ne peut grimper qu’une seule personne. Cette personne, à cause de la nature glissante du bananier, doit poser ses pieds sur les épaules d’autres personnes même par menace de peur de glisser et tomber ». Une opposition à quatre serait-elle profitable à Fayulu ? Il renonce à son 2ème mandat à la fin du premier qu’il a passé dans des attaques contre Tshisekedi. Par réalisme et en bon démocrate. Ne jugez point afin que vous ne soyez pas jugé.

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Rédaction journal Les Coulisses

 

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