(Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo. Photo tiers).
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi a donné son point de vue sur l’affaire Manassé et l’interpellation de monsieur Prince Epenge. Ce, devant la diaspora congolaise à Moscou. Le Président de la République est la personne la mieux informée sur ce qui se passe dans le pays notamment sur l’affaire du décès de monsieur Manassé et l’instrumentalisation politicienne dans le spectacle donné par l’opposition politique à Kinshasa.
A ne point douter (le contraire aurait étonné), les services ont fait un rapport préliminaire au Chef de l’État avec des indices sérieux dignes d’une investigation professionnelle sur monsieur Prince Epenge.
Au demeurant, un cadavre nommé Manassé, garde du corps de monsieur Prince Epenge présenté comme décédé de suite des coups et blessures de barres de fer lui administrés par « les Forces du progrès » de l’UDPS lors de la marche de l’opposition le 15 septembre 2026 à Kinshasa. L’opposition en a fait le chou gras avec une théâtralisation émotive à l’hôpital du cinquantenaire. Aussitôt, le Conseil national de Cyberdéfense (CNC) a demandé une enquête pour lever toute équivoque et faire la lumière sur cette affaire. Selon une source crédible, le CNC avait émis le vœu auprès du Procureur de Kalamu de procéder à une autopsie sur le cadavre. Raison pour laquelle le corps de Manassé est toujours gardé à la morgue.
Monsieur Prince Epenge a été interpellé à l’aéroport international de Ndjili par le CNC pas en tant qu’opposant mais un citoyen congolais qui devrait éclairer la lanterne de la justice. Il n’y a jamais un lieu indiqué pour interpeller un suspect, devrait-on savoir notamment quand sa fuite est à craindre.
Le dossier Epenge est donc passé par le CNC. Rien n’exclut que, peut-être, Prince Epenge ait dévoilé des choses que seul lui possède qu’il aurait livrait au niveau de l’instruction pré-juridictionnelle.
A en croire la déclaration du Chef de l’État devant la diaspora congolaise à Moscou, le Conseil national de Cyberdéfense (CNC) se serait démarqué par la qualité du travail et son professionnalisme qui a obligé Félix-Antoine Tshisekedi à émettre son avis avec assurance. Ce, sans interférer dans le cours normal du dossier au niveau des instances judiciaires.
Prince Epenge est détenu à la prison de Rééducation de Makala après son passage au Parquet. Attendant un procès en bonne et due forme. Il sera naturellement question d’interroger les registres de l’hôpital qui a reçu le malade pour déterminer l’heure et la date de son internement, le certificat de décès détaillant les causes du décès, les témoignages des membres de famille et de ses amis, etc…Il serait également mieux que le Parquet invite tous ceux qui disent détenir des preuves supplémentaires comme témoin à charge et à décharge.
Un procès pareil a cet avantage d’éviter des pièges de la manipulation de l’opposition par l’Occident comme à l’époque du Zaïre du maréchal Mobutu notamment dans le dossier « Lititi mboka ».
Enfin pour mettre fin à la théâtralisation des marches de l’opposition où des individus peuvent, la conscience tranquille, s’imbiber des tomates et accuser les forces de l’ordre des bavures pour discréditer la République.
Le Président de la République, en bon citoyen, se renseigne auprès de ses services qui ont la mission de rechercher des infractions. Un Chef de l’État qui se respecte doit être au courant de ce qui se passe dans son pays et en mesure d’en informer ses concitoyens quand le besoin se fait sentir. Penser le contraire, c’est faire preuve de paresse intellectuelle. Avec les moyens modernes d’enquête, il faut éviter de tomber dans le piège de « lititi mboka de 1991 ».
Après tout, le Président de la République est le premier ambassadeur de la RDC à qui revient la mission de vendre la bonne et vraie image du pays partout il passe.
Seul le jugement à rendre dans cette affaire, après débats contradictoires, prouvera la crédibilité et le professionnalisme des services notamment le CNC et donnera raison ou tort à Félix-Antoine Tshisekedi.
Qui vivra verra.
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Nicaise Kibel’Bel Oka
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