Les USA, la Grande Bretagne et l’U.E. réitèrent leur soutien à Kagame dans leur plan de morceler la RDC

(Les présidents Paul Kagame et Emmanuel Macron. Photo tiers)

Quand le Rwanda et l’Ouganda sont ensemble, c’est toujours contre la RDC. Tant que Kampala et Kigali parlent le même langage, c’est toujours la RDC qui en souffre. L’existence actuelle de ces deux régimes est consécutive au bon vouloir des lobbies anglo-saxonnes qui ont imposé ces deux personnalités. Au-delà des soutiens traditionnels à ces deux régimes, il faut désormais ajouter la France de Macron avec son bras économique Total Energy. Comprendre cette relation, cette complicité, c’est comprendre la genèse de ce qui déstabilise la région des Grands Lacs africains, de tout ce qui a fait échec à la CEPGL, de tout ce qui a signé l’errance des populations civiles de la partie orientale de la RDC depuis 1990, des ONG qui pullulent.

Quand les deux sont unis, c’est pour exécuter l’agenda contre la RDC. Faut-il les diviser pour que la paix soit avec nous dans la région ? Le retrait des troupes rwandaises en soutien aux rebelles du M 23 et la pacification de la région signifient la perte de contrôle sur les ressources naturelles de la RDC. Voilà qui justifie les tergiversations observées.

La poursuite de la violence armée et l’entretien de l’instabilité, malgré des milliers des déplacés vivant dans des conditions infrahumaines, permettent de recueillir des bénéfices mirobolants sur des cadavres. Ces bénéfices sont largement supérieurs à ceux qu’on peut obtenir en situation de paix. Lorsque l’on se met dans cette logique, on comprend la convergence temporelle entre la philosophie de la communauté internationale et la trajectoire de deux régimes. Elle joue la carte de l’hypocrisie parce que les deux régimes bénéficient des allocations en matière de défense de mêmes puissances, championnes de droit de l’homme. La RDF et l’UPDF sont devenues des Armées sans frontières (ASF) nourries par les contributions des multinationales. La RDF est déployée au Mozambique comme l’UPDF est déployée en RDC avec l’argent du contribuable français pour sécuriser les blocs pétroliers de Total Energy au Mozambique et dans le lac Albert.

Les minerais, les routes et la guerre

Aussitôt que l’Ouganda a voulu lancer les travaux de la construction de la route Bunagana-Rutshuru-Goma, le Rwanda a attaqué les positions des FARDC. Curieusement, pour éviter des problèmes, l’Ouganda a préféré retirer ses engins. La construction de l’axe routier Bunagana-Rutshuru-Goma n’enchante pas le Rwanda et ne l’enchantera jamais. Tant le manque à gagner financier est grand. Pour faire échec à ce projet, il utilise le déséquilibre communautaire en instrumentalisant certains Rwandophones pour arriver à ses fins.

Quand le Rwanda et l’Ouganda sont ensemble, c’est toujours au dépens de la RDC. C’est pourquoi les parrains occidentaux de ces deux régimes font de leur mieux pour veiller à ce que leur différend soit gelé et/ou réglé. Pour rappel, les affrontements armés en pleine ville de Kisangani en 2000 sur base du contrôle de l’or et du diamant ont été un coup dur pour les parrains occidentaux qui justifiaient l’agression de la RDC par la chasse aux génocidaires Hutu. Les grandes puissances prédatrices se sont impliquées pour réconcilier Yoweri Museveni et son jeune frère Paul Kagame.

Le 6 novembre 2001, la Grande Bretagne, sous la médiation de Mme Clare Short, ministre britannique de la coopération internationale organise une rencontre entre Museveni et Kagame pour les amener à aplanir les différends entre les deux pays. Une autre rencontre sera organisée en octobre 2002 puis en mai 2003 pour aborder l’état de leurs relations tendues depuis la guerre de Kisangani. Les États-Unis, la Grande Bretagne et l’Union européenne pèsent de tous leurs poids pour que ces deux régimes ne soient pas en relations tendues pour permettre ainsi le pillage des ressources naturelles de la RDC.

Même lorsque l’Ouganda tient à la coopération avec la RDC sur le plan économique, les puissances prédatrices le contraignent à ne pas le faire.

L’adhésion de la RDC à l’EAC n’a pas contenté certaines puissances en Occident. Car la présence de la RDC dans l’EAC diminue l’hégémonie du Rwanda sur le territoire congolais. D’où ces attaques de l’armée numérique rwandaise contre Kinshasa pour y avoir adhéré et ses manifestations monstres pour que la RDC se retire. Avec l’âge, le président Museveni perd certaines facultés et sensibilités et éprouve une certaine peur face au président Kagame. Il faut lui trouver un dauphin. L’on comprend dès lors les prises de position tranchées et contradictoires du général Muhoozi, fils du président ougandais plus proche du président Kagame que de son père sur la prise de Bunagana.

Enjeu FDLR Hutu pour pérenniser le régime Kagame

L’enjeu FDLR restera-t-il éternellement la justification des grandes puissances occidentales pour alimenter l’insécurité en RDC ? Les États-Unis, la Grande Bretagne et l’Union européenne viennent de renouveler leur soutien sans équivoque à Kagame en prétextant sur la présence des Hutu rwandais sur le sol congolais. Le ridicule ne tuant plus, au même moment on assiste à une volonté délibérée du gouvernement britannique à déverser des migrants indésirables au Rwanda. Ce, malgré l’exiguïté de son territoire et une partie de ses concitoyens Hutu des apatrides.

Dans sa naïveté et se vantant de la politique de bon voisinage, la RDC n’a jamais cherché à tirer profit des déchirements entre Kagame et Museveni pour les diviser davantage.

Mais comment le faire ? L’armée numérique rwandaise veille au grain. Début juillet 2023, elle a mis en ligne une information selon laquelle Félix Tshisekedi se proposait de recevoir tous les opposants (Hutu)rwandais au régime Kagame à Kinshasa. Comme si c’était un péché. L’erreur de la RDC, c’est de se croire un pays sans ambitions expansionnistes motivée par une quelconque conquête territoriale.

Pour un pays qui alimente envi et convoitise, il serait naïf de prétendre mener une existence pacifique entouré des voisins ambitieux qui ont reçu mission de l’amputer de sa partie orientale.

Le génocide du Rwanda s’est déroulé en 3 mois et a fait 800 mille morts. En RDC, le massacre des populations civiles multiplié par 10, 20, 50 ne s’est jamais arrêté.

Le temps n’est-il pas venu de laisser une chance à la guerre, the give war a chance ? Il faut préparer les esprits des Congolais à la guerre totale et donner les tous moyens possibles aux Forces de défense et de sécurité (FARDC) pour la défense de l’intégrité du territoire national. Jusqu’au sacrifice suprême. Bendele ekwaya té.

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Nicaise Kibel’Bel Oka

 

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