ONU/RDC. F.-A. Tshisekedi pour le retour des FARDC et PNC à la participation aux missions de maintien de paix

« L’heure a sonné de nous battre pour que la République démocratique du Congo soit de nouveau admise à participer aux missions de maintien de paix des Nations-unies à travers le monde.» Cet appel patriotique a été lancé par le Chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi lors de la 29ème réunion du Conseil des  ministres. Cet appel vaut son pesant d’or pour casser le complot international contre la RDC qui regorge des expériences avérées de compétitivité dans divers domaines. L’appel du Chef de l’État tombe au moment où des scandales financiers sont révélés avec un pan sur le contingent congolais envoyé en République centrafricaine (RCA). Le contingent FARDC envoyé dans ce pays a connu de sérieux problèmes qui n’avaient rien à voir avec ses capacités sur terrain et a subi des humiliations insupportables, à l’interne comme à l’externe. Le droit de participer dans les opérations de maintien de paix a été refusé à la RDC à cause de 14 soldats congolais accusés intentionnellement en 2016 d’avoir violé des filles centrafricaines.

De quoi s’est-il agi exactement ?

14 éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été accusés d’avoir violé des filles centrafricaines. Aussitôt saisie, la RDC envoie plusieurs missions en RCA en vue de trouver une issue juridique à ce problème. La RDC demande à son Auditorat militaire de se déporter à Bangui, signe de sa bonne foi à collaborer dans ce dossier. Le résultat est inconcevable : non seulement que les victimes de viol ne sont pas retrouvées mais également il n’y a pas de témoins. La RDC fait l’objet d’un complot encore que le contingent de la RDC, par sa proximité et son efficacité, était très apprécié des Centrafricains. Face à cette découverte du complot, les Nations-unies vont demander à la RDC d’initier un tribunal pour enfants pour retrouver les victimes d’agression sexuelle commises par des soldats FARDC. Les Nations-unies ayant prétendu ne pas disposer des ressources financières pour organiser un procès digne en RCA, elles vont finalement proposer un procès en visioconférence. Jusqu’à ce jour, rien de tout cela n’a été réalisé. Enfin de compte, aucun grief pouvant incriminer les 14 éléments FARDC n’a été trouvé. Tout avait été monté pour écarter la RDC des missions de maintien de paix des Nations-unies. Selon une source des Nations-Unies, le Français Ladsius qui aurait piloté ce complot. Il ne supportait pas le pouvoir de Joseph Kabila.

RDC, objet d’une mafia internationale

L’auditorat militaire de la RDC s’est battu bec et ongles face à toutes ces manœuvres pour faire éclater la vérité. Il va jusqu’à incarcérer les 14 éléments FARDC sans aucun procès (puisqu’il n’y a pas de victimes ni de témoins) mais pour plaire aux Nations-unies. Selon une source fiable qui s’est confiée au journal Les Coulisses et qui a requis l’anonymat, un (faux) verdict sera envoyé à New York selon leur demande dans l’espoir qu’il permettra à la RDC d’entamer la procédure pour sa participation aux missions de maintien de paix de l’ONU dans le monde. Silence radio. Les 14 vaillants FARDC seraient détenus jusqu’à ce jour. Depuis 2016, les FARDC ont été sommées de quitter le sol centrafricain par la seule volonté du Français Ladsius, dit-on, contre la volonté même des autorités centrafricaines qui avaient apprécié la participation des Congolais à la paix. Deux poids, deux mesures. Au même moment, avait éclaté le scandale « Sangaris ». Des filles centrafricaines se seraient laissées baiser par des chiens français de l’opération Sangaris. Malgré la  gravité des faits et la protestation des autorités centrafricaines, les juges français ont prononcé un « non-lieu » et le dossier a été clos sans se soucier des victimes.

L’on comprend bien que la RDC fai(sai)t l’objet d’un grand complot international empêchant son armée de montrer ses capacités et son expérience des opérations. Ce complot s’est davantage manifesté dans les accusations fantaisistes (et sans preuve) de certains officiers généraux au front Sukola I dans le territoire de Beni. Des Congolais se taisent et/ou se lancent dans l’auto flagellation adoptant discours et attitude des comploteurs contre leur pays. L’appel du Président de la république doit éveiller les consciences pour cimenter l’unité nationale et pousser à un plaidoyer juste pour que la RDC soit (ré) admise dans les opérations de maintien de paix à travers le monde comme il en est d’autres pays. Il y a lieu de rappeler qu’un compatriote, le général Muntanzini Mazimpala exerce comme Président de la Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui. Cette cour est en relation avec la Cour pénale internationale (CPI) dans ses objectifs de juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en RCA depuis 2003 à nos jours. Congolais, réveillez-vous. Qui dit mieux !

Nicaise Kibel’Bel Oka

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