Kinshasa. Le général-major Sylvain Ekenge Efomi a rejoint d’autres officiers des Forces armées de la RDC à la prison militaire de Ndolo. En attendant. Oui, en attendant car son cas qui relève des propos déplacés sur une communauté à laquelle il n’appartient pas est différent de ceux de ses compagnons d’armes.
Selon une source proche de sa famille, au lendemain de sa sortie médiatique controversée sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) et qui a jeté le pavé dans la marre, le général Sylvain Ekenge, Porte-parole des FARDC avait été convoqué à l’État-major général pour recevoir en mains propres la notification de sa suspension.
Obéissant à sa hiérarchie, il s’y est rendu. Arrivé sur le lieu, il a été directement happé et conduit à l’Auditorat militaire pour être entendu sur PV puis envoyé au Renseignement militaire (DEMIAP) avant d’être revêtu d’un nouveau statut, celui de pensionnaire qui lui indiquait la destination finale, la prison militaire de Ndolo où il croupit depuis.
Aux dires des observateurs, le général-major Sylvain Ekenge a été doublement sanctionné, une suspension suivie d’une arrestation immédiate, synonyme de privation de liberté. Certaines personnes auraient souhaité que l’infortuné, reconnu comme un officier très posé et avisé, expliquât le pourquoi d’une telle sortie médiatique intempestive et improductive.
Une source militaire a analysé cette sortie médiatique sous l’angle des stress et des traumatismes accumulés durant le séjour dans différents fronts et au regard de l’évolution de la situation sécuritaire générale. Il aurait manqué de retenue.
Certes ses propos condamnables ont choqué les bonnes consciences et les mauvaises langues en ont profité pour accuser la RDC de discours discriminatoires.
Qu’à cela ne tienne, mérite-il cette détention alors qu’il a déjà été sanctionné ?
De l’avis de nombreuses personnes, la suspension comme seule sanction était largement suffisante. Et donc, le général Sylvain Ekenge devrait regagner son domicile et, au besoin, être en résidence surveillée si sa fuite est vraiment à craindre.
Le général-major Sylvain Ekenge rejoint la longue liste d’officiers supérieurs et généraux dont l’interpellation suivie de la détention sont consécutives à la guerre d’agression de notre pays par le Rwanda.
Ce qui soulève un sérieux problème des paramètres globaux et totaux dans le diagnostic de nos services de défense et de sécurité si l’on veut gagner cette guerre d’agression.
Nous vous donnons la vraie information et nous en payons le prix. Soutenez-nous. Vos contributions financières sont très attendues. Dieu dicte, nous écrivons. Contacts utiles: +243 998 190 250/ +243 82 42 44 844
Les Coulisses
LESCOULISSESRDC INFO