RDC/RTNC. Et sila suspension de Freddy Mulumba obéissait aux caprices des voisins !

Freddy Mulumba, journaliste, politologue, écrivain congolais, vient d’être éjecté du fauteuil de Directeur général ad intérim de la Radiotélévision nationale Congolaise (RTNC) depuis le 14 décembre 2021 à travers une mesure de suspension. Le délire fantasmagorique que cette mesure a provoqué dans le chef de la plupart du personnel de la RTNC, média d’État, pousse à des interrogations sérieuses, voire à une analyse du personnage et de la situation de la RTNC.  Dans mon étonnement, je nous pose la question suivante : « Pourquoi depuis le déclenchement de la grève (levée par ailleurs), le Ministre des Médias n’avait-il pas jugé utile de suspendre le Dg a.i. dont on accuse surtout d’orgueil ? » Subsidiairement, la question 2 est celle-ci : « Comment, par bon sens, peut-on suspendre un Chef qui dénonce la pléthore des agents (près de 1200 agents ne travaillent pas mais touchent indûment le salaire) au lieu d’assainir et d’envoyer ceux qui ont l’âge à la retraite ? » Enfin, « Comment peut-on suspendre quelqu’un alors que l’Inspection générale des finances (IGF) annoncée tambour battant n’a toujours pas produit son rapport ? ». J’ai visité la RTNC 4 jours successifs fin septembre 2021. Constat : Au regard de la crasse (ça sent l’urine partout), des ascenseurs bloqués, des bâtiments en état de délabrement, la RTNC est un bien sans maître, abandonné par l’État congolais. Les agents et cadres se sont jetés sur elle comme sur la dépouille d’un éléphant. De ce point de vue, la suspension de Freddy Mulumba n’aurait rien à voir avec la grogne déjà apaisée des agents et cadres de la RTNC autour du beefsteak. Le passé récent interrogé, Freddy Mulumba n’est pas n’importe quel journaliste. On doit le reconnaître sans fausse modestie qu’il est parmi les perles rares de la presse congolaise. Je me rappelle encore le portrait-robot fait sur lui par les services du renseignement de la MONUSCO en juin 2019 lors de l’atelier sur les ADF au Collège des Hautes Études de Stratégie et Défense (CHESD). En langage clair, Freddy Mulumba fait partie de quelques rares journalistes congolais fichés par de nombreux services occidentaux et leurs lèche-bottes. Fichés comme anti impérialistes, de ces rares journalistes congolais qui dénoncent le projet de balkanisation, qui dénoncent le jeu ambigu de nos voisins de l’est et surtout la complicité à travers un silence coupable des intellectuels congolais. L’on se rappelle qu’avant le sommet sur la masculinité positive tenu à Kinshasa coïncidant avec la récente incursion des soldats rwandais à Chanzu (Rutshuru), le journaliste Freddy Mulumba avait animé une émission sur/contre le M23 où il citait ouvertement le Rwanda et l’Ouganda d’être l’iceberg. De tels propos sur la chaîne nationale auraient-ils provoqué la colère de nos voisins jusqu’à demander sa suspension ? Possible. Si tel est le cas, les voisins stratèges auraient profité d’une grogne déjà apaisée pour régler des comptes à ce journaliste arrogant. Et dans tel cas, les agents et cadres de la RTNC auraient simplement été utilisés comme des marchepieds. Ce qui est pitoyable. Car, à voir de près, l’on peut se demander concrètement ce qui a changé à la RTNC avec la suspension du DG a.i. Freddy Mulumba. Ce bouc émissaire assume l’intérim depuis juillet après le décès du Dg Kabila en juin. Le gouvernement de la République a-t-il de sacrifier Freddy Mulumba sur l’autel de la géopolitique à cause de son discours panafricaniste ? Suspendu durant la période du colloque sur la restitution des œuvres d’art africains (qu’on croyait brûlées) volées par les colonisateurs ! Freddy Mulumba n’est pas le premier en à faire les frais devant les médias de la RDC qui ont préféré le spectacle au lieu de s’y interroger. Notre consœur Gisèle Kaj de la Radio Okapi paie les frais d’avoir repris une phrase du livre du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka sur l’implication des lobbies anglo-saxonnes dans le terrorisme jihadiste des ADF/MTM. Dans une nation ingrate, quand on est en pleine pénurie de cibles, on se tourne vers les journalistes.

Nicaise Kibel’Bel Oka

Freddy Mulumba, journaliste, politologue, écrivain congolais, vient d’être éjecté du fauteuil de Directeur général ad intérim de la Radiotélévision nationale Congolaise (RTNC) depuis le 14 décembre 2021 à travers une mesure de suspension. Le délire fantasmagorique que cette mesure a provoqué dans le chef de la plupart du personnel de la RTNC, média d’État, pousse à des interrogations sérieuses, voire à une analyse du personnage et de la situation de la RTNC.  Dans mon étonnement, je nous pose la question suivante : « Pourquoi depuis le déclenchement de la grève (levée par ailleurs), le Ministre des Médias n’avait-il pas jugé utile de suspendre le Dg a.i. dont on accuse surtout d’orgueil ? » Subsidiairement, la question 2 est celle-ci : « Comment, par bon sens, peut-on suspendre un Chef qui dénonce la pléthore des agents (près de 1200 agents ne travaillent pas mais touchent indûment le salaire) au lieu d’assainir et d’envoyer ceux qui ont l’âge à la retraite ? » Enfin, « Comment peut-on suspendre quelqu’un alors que l’Inspection générale des finances (IGF) annoncée tambour battant n’a toujours pas produit son rapport ? ». J’ai visité la RTNC 4 jours successifs fin septembre 2021. Constat : Au regard de la crasse (ça sent l’urine partout), des ascenseurs bloqués, des bâtiments en état de délabrement, la RTNC est un bien sans maître, abandonné par l’État congolais. Les agents et cadres se sont jetés sur elle comme sur la dépouille d’un éléphant. De ce point de vue, la suspension de Freddy Mulumba n’aurait rien à voir avec la grogne déjà apaisée des agents et cadres de la RTNC autour du beefsteak. Le passé récent interrogé, Freddy Mulumba n’est pas n’importe quel journaliste. On doit le reconnaître sans fausse modestie qu’il est parmi les perles rares de la presse congolaise. Je me rappelle encore le portrait-robot fait sur lui par les services du renseignement de la MONUSCO en juin 2019 lors de l’atelier sur les ADF au Collège des Hautes Études de Stratégie et Défense (CHESD). En langage clair, Freddy Mulumba fait partie de quelques rares journalistes congolais fichés par de nombreux services occidentaux et leurs lèche-bottes. Fichés comme anti impérialistes, de ces rares journalistes congolais qui dénoncent le projet de balkanisation, qui dénoncent le jeu ambigu de nos voisins de l’est et surtout la complicité à travers un silence coupable des intellectuels congolais. L’on se rappelle qu’avant le sommet sur la masculinité positive tenu à Kinshasa coïncidant avec la récente incursion des soldats rwandais à Chanzu (Rutshuru), le journaliste Freddy Mulumba avait animé une émission sur/contre le M23 où il citait ouvertement le Rwanda et l’Ouganda d’être l’iceberg. De tels propos sur la chaîne nationale auraient-ils provoqué la colère de nos voisins jusqu’à demander sa suspension ? Possible. Si tel est le cas, les voisins stratèges auraient profité d’une grogne déjà apaisée pour régler des comptes à ce journaliste arrogant. Et dans tel cas, les agents et cadres de la RTNC auraient simplement été utilisés comme des marchepieds. Ce qui est pitoyable. Car, à voir de près, l’on peut se demander concrètement ce qui a changé à la RTNC avec la suspension du DG a.i. Freddy Mulumba. Ce bouc émissaire assume l’intérim depuis juillet après le décès du Dg Kabila en juin. Le gouvernement de la République a-t-il de sacrifier Freddy Mulumba sur l’autel de la géopolitique à cause de son discours panafricaniste ? Suspendu durant la période du colloque sur la restitution des œuvres d’art africains (qu’on croyait brûlées) volées par les colonisateurs ! Freddy Mulumba n’est pas le premier en à faire les frais devant les médias de la RDC qui ont préféré le spectacle au lieu de s’y interroger. Notre consœur Gisèle Kaj de la Radio Okapi paie les frais d’avoir repris une phrase du livre du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka sur l’implication des lobbies anglo-saxonnes dans le terrorisme jihadiste des ADF/MTM. Dans une nation ingrate, quand on est en pleine pénurie de cibles, on se tourne vers les journalistes.

Nicaise Kibel’Bel Oka

Freddy Mulumba, journaliste, politologue, écrivain congolais, vient d’être éjecté du fauteuil de Directeur général ad intérim de la Radiotélévision nationale Congolaise (RTNC) depuis le 14 décembre 2021 à travers une mesure de suspension. Le délire fantasmagorique que cette mesure a provoqué dans le chef de la plupart du personnel de la RTNC, média d’État, pousse à des interrogations sérieuses, voire à une analyse du personnage et de la situation de la RTNC.  Dans mon étonnement, je nous pose la question suivante : « Pourquoi depuis le déclenchement de la grève (levée par ailleurs), le Ministre des Médias n’avait-il pas jugé utile de suspendre le Dg a.i. dont on accuse surtout d’orgueil ? » Subsidiairement, la question 2 est celle-ci : « Comment, par bon sens, peut-on suspendre un Chef qui dénonce la pléthore des agents (près de 1200 agents ne travaillent pas mais touchent indûment le salaire) au lieu d’assainir et d’envoyer ceux qui ont l’âge à la retraite ? » Enfin, « Comment peut-on suspendre quelqu’un alors que l’Inspection générale des finances (IGF) annoncée tambour battant n’a toujours pas produit son rapport ? ». J’ai visité la RTNC 4 jours successifs fin septembre 2021. Constat : Au regard de la crasse (ça sent l’urine partout), des ascenseurs bloqués, des bâtiments en état de délabrement, la RTNC est un bien sans maître, abandonné par l’État congolais. Les agents et cadres se sont jetés sur elle comme sur la dépouille d’un éléphant. De ce point de vue, la suspension de Freddy Mulumba n’aurait rien à voir avec la grogne déjà apaisée des agents et cadres de la RTNC autour du beefsteak. Le passé récent interrogé, Freddy Mulumba n’est pas n’importe quel journaliste. On doit le reconnaître sans fausse modestie qu’il est parmi les perles rares de la presse congolaise. Je me rappelle encore le portrait-robot fait sur lui par les services du renseignement de la MONUSCO en juin 2019 lors de l’atelier sur les ADF au Collège des Hautes Études de Stratégie et Défense (CHESD). En langage clair, Freddy Mulumba fait partie de quelques rares journalistes congolais fichés par de nombreux services occidentaux et leurs lèche-bottes. Fichés comme anti impérialistes, de ces rares journalistes congolais qui dénoncent le projet de balkanisation, qui dénoncent le jeu ambigu de nos voisins de l’est et surtout la complicité à travers un silence coupable des intellectuels congolais. L’on se rappelle qu’avant le sommet sur la masculinité positive tenu à Kinshasa coïncidant avec la récente incursion des soldats rwandais à Chanzu (Rutshuru), le journaliste Freddy Mulumba avait animé une émission sur/contre le M23 où il citait ouvertement le Rwanda et l’Ouganda d’être l’iceberg. De tels propos sur la chaîne nationale auraient-ils provoqué la colère de nos voisins jusqu’à demander sa suspension ? Possible. Si tel est le cas, les voisins stratèges auraient profité d’une grogne déjà apaisée pour régler des comptes à ce journaliste arrogant. Et dans tel cas, les agents et cadres de la RTNC auraient simplement été utilisés comme des marchepieds. Ce qui est pitoyable. Car, à voir de près, l’on peut se demander concrètement ce qui a changé à la RTNC avec la suspension du DG a.i. Freddy Mulumba. Ce bouc émissaire assume l’intérim depuis juillet après le décès du Dg Kabila en juin. Le gouvernement de la République a-t-il de sacrifier Freddy Mulumba sur l’autel de la géopolitique à cause de son discours panafricaniste ? Suspendu durant la période du colloque sur la restitution des œuvres d’art africains (qu’on croyait brûlées) volées par les colonisateurs ! Freddy Mulumba n’est pas le premier en à faire les frais devant les médias de la RDC qui ont préféré le spectacle au lieu de s’y interroger. Notre consœur Gisèle Kaj de la Radio Okapi paie les frais d’avoir repris une phrase du livre du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka sur l’implication des lobbies anglo-saxonnes dans le terrorisme jihadiste des ADF/MTM. Dans une nation ingrate, quand on est en pleine pénurie de cibles, on se tourne vers les journalistes.

Nicaise Kibel’Bel Oka

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