Soutenu par New-York, le Rwanda investit la RCA après la RDC

(Boris Johnson (Grande Bretagne) et le président Kagame. Photo tiers)

Après la RDC qui subit les soubresauts d’une politique suicidaire des grandes puissances exécutée par le Rwanda, un deuxième pays a été ciblé pour l’infiltration. Il s’agit de l’Oubangui –Chari, actuelle République Centrafricaine (RCA). Ce pays connaît une instabilité devenue chronique un peu à la manière de la RDC. Et pour bien le zigouiller, les grandes puissances ont missionné le Rwanda. Paul Kagame est une personnalité fantastique. Il est formidable, pragmatique car il met en application tout ce qu’il dit et promet. Voire tout ce qu’on lui demande. Telle est la profession de foi d’un Européen qui ne jure que sur le régime de Kigali. Le mariage scellé entre d’une part les Anglo-saxons et leurs acolytes dont la France de Macron et Kigali se réalise sur des cadavres, des déplacés et des réfugiés. Toutes les grandes puissances se ruent vers Paul Kagame.

Tenez !

Le Secrétaire général des Nations-Unies a nommé la Rwandaise Valentine Rugwabiza au poste de Représentante spéciale (RSSG) succédant au sénégalais Mankeur Ndiaye comme cheffe de la MINUSCA. L’on peut comprendre que la RSSG soit la personne qu’il faut à la place qu’il faut mais il y a un problème. Elle va gérer conjointement le contingent rwandais au sein de la MINUSCA et les soldats de la RDF qui sont sur le sol centrafricain suite aux accords bilatéraux de défense entre Kigali et Bangui. Ce contingent de la Rwanda Defence Force travaille en partenariat avec les Forces armées centrafricaines (FACA) et les Russes appelés WAGNER pour traquer les groupes armés. Kigali peut être avec Paris, Washington et Moscou. Cela n’émeut aucunement. L’on comprend la diabolisation du contingent congolais en RCA accusé de viol sans jamais apporter des preuves jusqu’à ce jour alors que son efficacité ne faisait l’ombre d’aucun doute. Tout est fait au niveau de New York pour mettre la RDC à genou. Depuis 2018 où le président Paul Kagame a été à Bangui, de nombreux Rwandais débarquent en RCA avec l’aide de la Banque mondiale pour y investir dans différents secteurs de la vie nationale. Le Rwanda a même ouvert une ambassade à Bangui. Le Chef de la mission diplomatique est Olivier Kayumba (né dans le Bas-Zaïre). Certaines agences des Nations-Unies sont dirigées par des sujets rwandais en RCA. Les esprits avisés se posent des questions légitimes sur cette infiltration officielle et tolérée. Homme fort et puissant, le président Kagame est adulé des Occidentaux. Il les tient depuis 1994 dans le dossier du génocide rwandais. Son charisme lui permet de manger sur une même table avec les Russes et les Occidentaux sans énerver les uns et les autres. Même s’ils disent officiellement détester la Russie des WAGNER. Kigali peut recevoir à la fois la Francophonie à travers Louise Mushikiwabo et le Commonwealth de Boris Johnson, applaudi à la fois par la France de Macron et les Anglo-saxons. Kigali peut faire d’une bonne partie de sa population (Hutu) des apatrides dans les forêts de la RDC et recevoir en cadeau de la Grande Bretagne des migrants islamistes de Londonistan mal aimés. Kigali peut se permettre d’acquérir une concession de 120 kilomètres carrés de la part de Dénis Sassou Nguesso au Congo-Brazza, en face de Maluku pour y installer 1200 soldats rwandais. Ni les Congolais de Brazzaville moins encore le monde entier ne s’en émeut. La diplomatie de Kigali est au service des Nations-Unies qui survivent à travers les déplacés et les réfugiés des pays en guerre. Sur base de la déstabilisation de certains pays dont la RDC et aujourd’hui la RCA. La France de Macron a facilité le rapprochement entre Kigali et Brazzaville (contre Kinshasa ?). Le Gabon peut s’engager dans l’anglophonie. Normal. Dénis Sassou Nguesso peut recevoir le ministre russe des Affaires étrangères sans que Macron ne trouve à redire. Le Rwanda n’est pas le Mali pour que la France s’agite. Pays minuscule et enclavé par des voisins plus grands et plus peuplés que lui, le Rwanda est partout sur la scène internationale jouant au courtier de tous les plans de déstabilisation d’autres pays africains. Sa polarisation exacerbée vers l’influence anglo-saxonne ne l’empêche pas de se faire courtiser par la France et de prendre la tête de la francophonie. Ce qui lui donne carte blanche pour déstabiliser les pays voisins.

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Mathias Ikem

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