École de Guerre de Kinshasa. Contre-insurrection et terrorisme. Nicaise Kibel’Bel Oka en parle avec les 25 officiers stagiaires

(Kinshasa. Les 25 officiers stagiaires de la 3ème promotion de l’École de Guerre de Kinshasa et leurs 3 enseignants, dont Nicaise Kibel’Bel Oka en tenue civile, posent pour la postérité).

Une analyse en profondeur des questions du terrorisme en Afrique centrale et de la déstabilisation des populations, singulièrement à l’est de la RDC avec ébauche des réponses, voilà la matière que Nicaise Kibel’Bel Oka a partagée avec les officiers militaires du grade de lieutenant-colonel et major issus des Force terrestre, Force aérienne, Force navale et de la PNC de la RDC et de 7 pays étrangers, tous stagiaires de la 3ème promotion de l’École de Guerre de Kinshasa mardi 13 et jeudi 15 septembre 2022 à l’École de Guerre de Kinshasa. Sous le module de la Contre-insurrection et Terrorisme. Un recul chronologique nécessaire se basant sur la perte du monopole de la violence par les États de la région depuis la fin de la guerre froide mais surtout la résurgence du phénomène de l’extrémisme violent dont les attentats du 11 septembre 2001 se présentent comme le nouveau point du départ. Comment préparer l’État et la société à affronter les guerres d’aujourd’hui et du futur qui s’écartent des logiques des armées conventionnelles les entraînant dans la guerre asymétrique ? Chercher une compréhension profonde de la réalité d’une nébuleuse qui se joue des frontières et qui proclame recréer le monde selon une vision de la soumission à la chari’a et à la sunna du prophète Muhammad (DAECH) : IS-CAP, ISS, IS-WAP, Boko Haram. La guerre contre le terrorisme et l’extrémisme violent est davantage rendue difficile et complexe avec des imbroglios territoriaux sur fond de la politique de destruction des voisins qui misent sur le retour aux structures culturelles et ethniques. Les nouvelles formes de l’extrémisme violent sont des défis majeurs pour les États africains en particulier. Dans cette géopolitique de la violence, l’École de Guerre de Kinshasa (EGK) oriente naturellement ses enseignements vers la guerre et prépare les officiers moulus dans les stratégies, le management, la planification, la communication de crise/de guerre et la projection de l’intelligence axée sur la résilience et l’empathie du soldat à une perspective de compréhension, de préparation et d’anticipation pour gagner dans les conflits actuels et à venir, dans une sorte d’approche globale. Les officiers stagiaires en sont sortis très satisfaits après des séries de questions et réponses.

Depuis sa création par Ordonnance N°13/061 le 17 juin 2013 et sa mise en œuvre effective par Arrêté N°13/2020 du ministre de la Défense nationale et Ancien combattants, l’École de Guerre de Kinshasa (EGK) qui est à sa 3ème promotion est commandée par le général de Brigade Godé Muland. L’EGK est partenaire du réseau des Écoles de Guerre francophones.

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Rédaction centrale/journal Les Coulisses

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