Tchad. Le Conseil militaire dissous, Itno Mahamat investi, les rebelles agitent le spectre de la guerre

Remerciant les participants au dialogue national qui s’est soldé par des définitions fortes notamment la dissolution du Conseil militaire, son président devenu Président de la Transition prolongée de 2 ans et Chef de l’État, le général Mahamat Idriss Deby Itno s’est dit fier de voir que « Les assises ont permis de « sortir du scénario de l’horreur ». Pour de nombreux observateurs qui craignent la reprise de la guerre, deux constats. Primo, le dialogue national inclusif et souverain sans la société civile et l’opposition armée aura été un monologue permettant au Tchad de rester dans le statuquo de leur politique pensée par la France. Secundo, le silence de la France est une validation du schéma qu’elle aurait initié et imposé aux Tchadiens. Ce qui fait dire à certains que la paix de cimetière n’aura été qu’un petit temps de répit. Les groupes armés stationnés en Libye ne manqueront pas de faire parler à nouveau les armes. Condamnant la passivité de la France au Tchad par rapport à son ardeur pour/contre le Mali. Son silence, explique un observateur averti, est un choix. Le choix des autorités françaises de soutenir les Nordistes musulmans contre les Sudistes (majoritairement chrétiens) : « Le

Tchad est le pays où l’armée française s’est le plus investie. Ouvert sur le Soudan, la Libye et le Nigéria, le Tchad impose sa force à travers des tribus transfrontalières aux traditions guerrières immémoriales. Ce qui permet à la France de jouer à l’abus de l’occulte ». Un autre observateur a fait remarquer que la France, aveugle et obnubilée par ses intérêts géopolitiques, feint de comprendre qu’: « Au Tchad, la  guérilla est quasiment une tradition et la prise du pouvoir se conçoit par les armes et non par les urnes. Seul un régime militaire est concevable. » Le régime choisi et soutenu par la France ne se maintient au pouvoir que grâce à la terreur inspirée par la Garde républicaine tribale issue de la tribu Zaghawa qui cultive l’esprit de bordure de façon permanente et entre en conflit avec d’autres populations grâce à des appuis ethniques sur les pays voisins et finit par dominer les autres tribus. Depuis des lustres, N’Djamena est le porte-avion de l’interventionnisme militaire français en Afrique centrale et la dynastie Deby apparaît comme le meilleur garant de cette présence française. Comment la France ne tire pas la leçon des accords de défense franco-africaine devenus illégitimes au point d’être désavoués par des opinions publiques ? Comment refonder la crédibilité de la France ? La Russie, sans être la solution idoine, attire certains pays africains croyant corriger les erreurs d’une France qui perd du terrain en Afrique notamment au Sahel. Demain, les armes pourraient encore cracher du feu pour chasser le fils du dictateur du pouvoir. On n’est pas sorti de l’aubaine.

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Nicaise Kibel’Bel Oka

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