Union africaine. Raila Odinga paie la mauvaise politique de Ruto. Mahamoud Ali Youssouf élu président de la Commission

(Kinshasa. Raila Odinga reçu par Félix-Antoine Tshisekedi. Archives Photo tiers)

Addis-Abeba. Samedi 15 février. Le verdict est tombé.

Mahamoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, porte-parole du gouvernement du Djibouti succède au Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine. Il a battu à plate couture celui qu’on présentait et pressentait comme le favori successeur du Tchadien, le Kényan Raila Odinga avec une nette différence. Les Chefs d’État en ont décidé autrement.

Il va sans dire que la République démocratique du Congo n’a pas porté son choix comme préalablement convenu sur l’opposant kényan à cause de l’attitude affichée par le président William Ruto en faveur du Rwanda dans l’agression du FPR contre la RDC.

Reçu par Félix Tshisekedi à Kinshasa, Raila Odinga avait promis, une fois élu, d’œuvrer pour le retour de la paix en RDC. Mais les peaux de banane placées sur le chemin de la paix placées par Ruto contre Uhuru Kenyatta enlevaient tout espoir malgré sa bonne foi.

Alors que le deal à Nairobi reposait sur le soutien de la candidature à la présidence de la Commission de l’Union africaine de l’opposant de 80 ans, Raila Odinga professionnel des manifestations de rue contre le pouvoir de William Ruto, pour laisser ce dernier gérer à sa guise le Kenya, Wiliam Ruto n’a pas été très diplomate et ses prises de position ont plus contribué à la défaite de son compatriote.

Raila Odinga qui a tout compris risque de faire plus de mal au pouvoir de Ruto s’il revient sur son rôle d’opposant à appeler les kényans dans la rue.

La tâche qu’attend le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf est immense au regard des défis que rencontre l’Union africaine. En effet, les observateurs étaient presque tous unanimes à reconnaître que Moussa Faki Mahamat n’a pas concentré assez d’énergies sur des dossiers critiques en Afrique subsaharienne notamment celui de l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda (qu’il n’a jamais condamnée). Parmi ses priorités, la RDC et le Soudan devraient figurer en pole position s’il veut redorer le blason de l’Union africaine terni par la léthargie de son prédécesseur.

La question reste posée pour la RDC : « Faut-il ou non quitter le processus de Nairobi ou, au mieux, le confier à un autre facilitateur dès lors qu’on connaît la position de William Ruto ? ».

Kinshasa doit y penser et disposer d’un plan B. Car aujourd’hui inadapté et dépassé par les événements sur le terrain, ce processus est devenu obsolète.

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Mathias Ikem

 

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