(Mutualisation. Ici, les FARDC et l’UPDF dans un mariage contre nature dans la durée. Archives).
Butembo/Nord-Kivu. Une marche de soutien à la présence de l’armée ougandaise, mieux contre le retrait des troupes ougandaises du Grand Nord (espace Nande) a été programmée puis annulée lundi 31 mars 2025 aussitôt que les organisateurs (société civile et groupes de pression) avaient reçu l’assurance du maintien du contingent UPDF dans cet espace.
Bien avant ladite agitation, l’évêque du diocèse catholique de Butembo-Beni avait exhorté ses ouailles à demander à Dieu d’apporter sa bénédiction aux militaires ougandais qui font un bon job sur le sol congolais, faisant totalement table rase sur le carnage de Maboya (25 kilomètres de Butembo sur l’axe Butembo-Beni) des années 2001 perpétré par le même régime.
Ce que lui le grand aumônier de son diocèse, ne l’a jamais fait pour les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Pas étonnant pour une population qui a toujours privilégié les groupes armés locaux à l’armée loyaliste.
Même ambiance en Ituri, à l’exception près. On a assisté à une scène de liesse dépassant tout entendement d’une frange de la population qui accourait pour saluer l’arrivée des troupes de l’armée ougandaise (Uganda People Defence Force’s-UPDF).
En Ituri, certaines communautés ethniques n’apprécient pas la présence de l’état de siège singulièrement du gouverneur militaire Johnny Luboya Nkashama. Ce, malgré des progrès palpables réalisés notamment dans les infrastructures.
Ces deux espaces ont la triste réalité de préférer leurs milices ethniques aux FARDC et de fanatiser l’UPDF avec qui certains hommes d’affaires sont dans les convoyage des produits agricoles d’exportation pillés.
Fait étonnant, toutes ces manifestations se déroulent au moment où les autorités étatiques et le commandement de l’armée loyaliste séjournent dans cet espace.
Pour de nombreux compatriotes, après quatre années de présence militaire ougandaise sur le sol congolais, le gouvernement congolais devrait envisager le retrait de l’armée ougandaise du Nord-Kivu et de l’Ituri sinon l’assouplissement des effectifs de l’UPDF dans le sens de leur réduction.
Des raisons évidentes d’un retrait de l’UPDF du Congo

(Vue d’un véhicule blindé de l’armée ougandaise intercepté avec de cacao à la frontière de Nobili).
Certes, il n’est pas conseillé d’avoir deux voisins directs sur son dos comme ennemis mais des raisons objectives concourent au retrait de l’UPDF du Congo et en voici quelques-unes :
1.Le terrorisme se combat dans la durée notamment à travers le partage de renseignements. L’échec des États-Unis en Afghanistan après 20 ans de présence devrait servir d’exemple. Bien plus, il revient aux services du renseignement de chaque pays de détruire les cellules dormantes chez soi.
- Le terrorisme, comme expression d’une guerre asymétrique et cancer métastasé, ne se combat pas par des bombardements mais avec la participation de la communauté.
- L’armée ougandaise a été et est restée un soutien actif de la Rwanda Defence Force’s (RDF) notamment dans la prise de Bunagana et de la Rwindi.
- L’armée ougandaise est entrée dans une phase de pillage intense des ressources naturelles de la RDC notamment les produits agricoles d’exportations comme le cacao, le bois scié, la papaïne et le café.
De nombreux témoignages corroborent le fait que l’UPDF a tout entrepris pour éloigner la menace terroriste des ADF/MTM de sa frontière pour mieux piller le cacao, le café, la papaïne et le bois.
- L’UPDF ne fait pas contrôler à l’entrée comme à la sortie son charroi automobile sur le son congolais. Ce qui lui permet de faire passer clandestinement et à intervalle régulier le butin face à des frontières poreuses et à la lassitude des services commis aux frontières.
Le 30 janvier 2025, les services congolais à la frontière de Nobili (dans le Watalinga) à près de 90 kilomètres de Beni ont intercepté un véhicule blindé de l’UPDF avec en son sein des sacs de cacao congolais pour l’Ouganda. Combien de véhicules font ce trafic sans être interceptés ?
- Cela prouve à suffisance que la mission officielle de mutualisation des forces FARDC-UPDF n’est que l’arbre qui cache la forêt. Elle est supplantée par le pillage des ressources naturelles.
Au nom du patriotisme et de l’unité pour une République démocratique du Congo une et indivisible dans les limites de ses frontières, il est impérieux que tous les Congolais expriment leur attachement et leur soutien à l’armée- Les FARDC, la seule dont dispose le pays pour la défense de l’intégrité du territoire nationale.
Tout soutien ouvert ou tacite à des forces d’occupation ne serait qu’une trahison et un accompagnement dans le projet de la balkanisation du Congo.
Il est aussi demandé ardemment au gouvernement de prendre des mesures qui projettent une fin de la mutualisation dans les mois à venir.
Nous vous donnons la vraie information et nous en payons le prix. Soutenez-nous. Votre contribution financière est attendue. Contact utile : +243 998 190 250 et/ou +243 824 244 844
Mathias Ikem
LESCOULISSESRDC INFO