(Lemba. Vue de la conférence-débat donnée par JM Ntantu Mey en costume à droite de Kibel’Bel micro en main. Photo tiers).
Kinshasa. Samedi 15 août 2026. Salle du savoir Toussaint Kaputu de la Maison communale de Lemba. Les membres de l’Alliance des Leaders de la Société civile, en sigle ALSOC, se sont retrouvés pour porter officiellement à l’opinion publique nationale et internationale leur position concernant le dialogue inclusif interne, seule voix de sortie des crises multiformes qui frappent la République démocratique du Congo.
Jean-Marie Ntantu Mey, coordonnateur national de l’ALSOC a animé une conférence-débat autour du thème « Pourquoi un front Commun Intérieur (FCI) et un dialogue national inclusif en trois temps ».
Jean-Marie Ntantu Mey a marqué les esprits à travers les propositions qu’il a présentées à l’opinion, véritable plan de sortie de crise sécuritaire, humanitaire et socio-politique pour la RDC et la sous-région des Grands Lacs.
La recette de l’ALSOC repose sur la sortie de crise en trois temps.
Créer un Front Commun Intérieur comme cadre fédérateur sous la direction du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi qui n’est pas incompatible avec un gouvernement d’Union nationale afin d’aider tous les acteurs à se retrouver autour des valeurs de l’unité nationale. De la sorte, le FCI contribuera à affaiblir l’ennemi lorsqu’il entendra une seule voix de la part des Congolais et Congolaises.
Jean-Marie Ntantu Mey a présenté pour le compte de l’ALSOC dont il est le coordonnateur le dialogue qui respecterait les étapes suivantes :
Primo. Réunir 30 membres de trois composantes internes (les institutions légalement établies, la société civile et l’opposition pacifique en raison de 10 membres par composantes). Cette étape exige que les travaux se déroulent à huis clos pour donner la chance à l’unité. Secundo. Les 30 personnes s’étant parlé et trouvé un terrain d’entente, ils vont rencontrer l’opposition armée pour la convaincre de rejoindre le camp de l’unité ainsi constitué. Une fois qu’on aura convaincu ceux qui ont pris les armes contre leur propre nation, la troisième étape consistera à proposer un dialogue direct avec le Rwanda.
Ce dialogue pourrait inclure les pays voisins pour faire fléchir Paul Kagame à accepter un dialogue entre Rwandais à l’interne qui finirait par résoudre la question rwandaise au Congo, les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) et le pillage des ressources naturelles.
Jean-Marie Ntantu Mey a soulevé la question du paradoxe des Grands Lacs africains, à savoir On oblige la RDC à négocier avec ses opposants même ceux qui ont pris les armes mais jamais on ne fait avec le Rwanda. Il a dénoncé la politique de deux poids, deux mesures appliquée par la communauté internationale, soulignant pour ainsi avec humour que comme dans le dessin animé, les FDLR ne vieillissent pas, ne meurent pas depuis 30 ans.

Pour Ntantu Mey, l’ALSOC se présente comme le socle, la boussole de la société civile congolaise organisée qui prône l’unité dans la diversité des opinions en appelant les acteurs congolais à mettre de côté leurs divergences.
Parce que la guerre à l’est du Congo (et on la guerre de l’est), est une guerre d’agression contre la RDC et appelle les Congolais et Congolaises à arrêter d’être des béquilles du régime actuel au Rwanda : « Il est temps de soutenir le dialogue et former un Front commun intérieur congolais (FCIC) pour défendre l’intégrité du territoire national et notre souveraineté. La paix, dans ces conditions, devient un choix, une volonté ».
Le coordonnateur national de l’ALSOC est formel : « Un dialogue avec l’AFC/M23 ne sera qu’une solution momentanée, un pansement de la plaie au risque de voir une résurgence des conflits dans la mesure où les mêmes causes produisent les mêmes effets ».
Raison pour laquelle l’ALSOC exhorte le pouvoir Tshisekedi à tout engager pour mettre fin à cette guerre et à son lot des massacres, des viols et de destruction méchante qui prépare en sous-main la balkanisation du Congo.

Face à une dure réalité imposée au peuple depuis cinq années de deux Congo (Centre-Ouest et l’est militarisé), seule cohésion nationale se présente comme une force et une arme pour recouvrer la souveraineté de notre cher Congo. Et le dialogue est une nécessité pour l’existence et la survie du Congo.
La cérémonie a connu la modération du journaliste d’investigation Nicaise Kibel’Bel Oka assisté de Mme Ghislaine qui a présenté les structures de l’ALSOC. Nicaise Kibel’Bel Oka qui a eu à connaître l’homme Ntantu Mey l’a présenté en « Homme de foi et d’écoute des autres, un oiseau rare, la Perdrix qui (pédagogue sorti de l’IPN) a réussi à briser les murs d’une classe politique à laquelle on y accède par et grâce à des parapluies, montrant ainsi que les idées gouvernent le monde. Ntantu Mey a vendu des idées, a convaincu des personnalités et a attiré antipathie et sympathie avec une liberté d’opinion qu’il a arrachée au prix de sacrifices personnels ».
Jean-Marie Ntantu Mey est parti de la craie jusqu’aux fonctions de ministre de Transports sous mzee laurent-Désiré Kabila. Il fut aussi député national et a participé à toutes les négociations depuis la Conférence nationale souveraine en passant par Sun city.
Enfin, le modérateur a rappelé une des phrases résumant la pensée de Jean-Marie Ntantu Mey : « Vous pouvez tout amasser mais votre âme et votre conscience, vous ne pouvez pas les surchargez des biens matériels ». Cette pensée a été recitée dans le poème « Je ne vous demande qu’une chose » par Emmanuelle Kiese Mey plaidant pour valorisation des idées et de ceux qui les produisent et par les poèmes du groupe Cosmos Théâtre.
Commencée par l’hymne national, la conférence s’est clôturée de la même manière suivie d’un rafraîchissement à la satisfaction de tous les participants.
Nous vous donnons la vraie information et nous en payons le prix. Soutenez-nous. Vos contributions financières sont très attendues. Dieu dicte, nous écrivons. Contacts utiles: +243 998 190 250/ +243 82 42 44 844
Nicaise Kibel’Bel Oka
LESCOULISSESRDC INFO