RDC/Cacao. Malgré 100 mille dollars $ d’amende payés à la CENAREF, ESCO-Kivu tient à instrumentaliser la justice

(Banderole de soutien d’ESCO-Kivu à l’état de siège et le Gou-pro militaire du Nord-Kivu).

Cent mille dollars $ d’amende. C’et la rondelette somme que la multinationale anglaise ESCO-Kivu a payé à la Cellule nationale de recherche financière, en sigle CENAREF pour obtenir l’arrêt des poursuites au parquet de Beni pour blanchiment d’argent et financement du terrorisme dans l’affaire du cacao de Beni. En payant une amende de faveur de 100 mille dollars $ à Kinshasa, ESCO-Kivu reconnaît les infractions de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et d’achat de shillings ougandais qu’elle déverse dans le Watalinga en RDC. Ce, suivant le principe de la responsabilité de l’infraction : « Ne paie l’amende que la personne qui reconnaît avoir commis l’infraction ».

Une fois la dénonciation de la fraude du cacao faite par le journaliste d’’investigation Nicaise Kibel’Bel Oka en date du 7 janvier 2021 et ce, après des investigations menées depuis plusieurs mois, le procureur de la république près le tribunal de Grande Instance de Beni enquête et découvre de graves atteintes à la législation financière congolaise de la part de cette multinationale dans les opérations d’achat du cacao dans le territoire de Beni. Ce qui conduit à bloquer les comptes bancaires d’ESCO-Kivu à la Rwabank/Beni et à EquityBCDC/Beni. ESCO-Kivu est alors accusée de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. Ayant reconnu les faits, ESCO-Kivu paie une amende sous-évaluée de 100 mille dollars $ à la CENAREF et obtient comme par miracle le dégel de ses comptes et l’ordre de classement du dossier au parquet de Beni. Ne pardonnant pas au journaliste Kibel’Bel Oka, même exclu de son droit d’être payé par le Trésor public pour lui avoir permis d’empocher une rondelette somme grâce à sa dénonciation, la multinationale ESCO-Kivu porte à nouveau plainte contre le journaliste cette fois-ci au Parquet général du Nord-Kivu, oubliant son comportement antérieur contre la même justice (parquet de Beni). Se croyant en terre conquise, ESCO-Kivu balaie d’un revers de la main le principe de la responsabilité de l’infraction et d’assumer son acte. Comme si elle se prévalait de sa propre turpitude.

Comment justifie-t-elle le paiement de cette somme si ce n’est pas une amende ? Pourquoi alors s’acharner contre le journaliste Kibel’Bel Oka qui n’a fait que son travail ?  Comment espère-t-elle obtenir la condamnation du journaliste par des moyens légaux après avoir payé cette somme de 100 mille dollars $ pour les faits dénoncés par le même journaliste ?  La RDC n’est pas une poubelle. Après tout que valent 100 mille dollars $ par rapport aux vies humaines perdues dans le territoire de Beni ? Que valent 100 mille dollars $ par rapport à plus de 25 millions de dollars $ qu’ESCO-Kivu a sortis des deux banques pour l’achat des shillings ougandais à déverser sur le sol congolais ? Quel respect certaines multinationales accordent-elles à notre justice quand on doit arrêter les poursuites à Beni pour 100 mille dollars $ pour des infractions aussi graves et nuisibles à l’existence menacée de la RDC comme nation ? La monnaie est l’un des instruments de la souveraineté d’un État. Dans le Watalinga, les transactions commerciales se font en shilling ougandais. Honneur à ces jeunes de Lume qui se battent pour la valorisation du franc congolais contre la consommation du shilling ougandais. Sauf qu’ils sont seuls dans ce combat patriotique. Jamais le mensonge ne triomphe de la vérité.

Pour rappel, en date du 9 février 2021, ESCO-Kivu avait traduit le journaliste d’investigation Nicaise Kibel’Bel Oka à l’Auditorat militaire supérieur du Nord-Kivu pour diffamation et incitation des militaires à commettre des actes contraires. Elle fut déboutée par la sagesse de l’Auditorat. Quand il lui plaît, elle saisit l’auditorat, déboutée, elle revient au parquet civil.

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La Rédaction Centrale/Les Coulisses

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