RDC. Le Centre africain d’Excellence pour l’industrie des batteries opérationnel à l’Université de Lubumbashi

(Lubumbashi. Signature de l’Acte du CAE. Photo de famille de la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’industrie Paluku Kahongya)

Vendredi 22 avril 2022. Le ministre congolais de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya a ouvert, à la faculté polytechnique de l’Université de Lubumbashi, le Centre africain de l’Excellence-CAE- pour l’industrie des batteries en RDC. Ce, en présence de ses collègues Antoinette Nsamba des Mines, Muhindo Nzangi de l’Enseignement supérieur et universitaire et José Panda de la Recherche scientifique, des experts des facultés de polytechnique des universités de la RDC, de la Zambie, de l’Afrique du Sud et de l’Allemagne et d’une fourchette de partenaires financiers et des miniers. Traduisant en acte le slogan cher au président de la république Félix-Antoine Tshisekedi, à savoir « RDC, pays solution et destination utile », le ministre de l’industrie a circonscrit la grandeur de l’événement du jour : « La bataille contre la pauvreté doit s’inscrire dans cette vision de la transformation des ressources naturelles de notre pays. Cela, en quittant l’extraction des matières premières sans valeur ajoutée depuis 60 ans pour tirer les bénéfices d’une transformation qui sortirait de milliers de Congolais de la pauvreté. » Et d’ajouter, justifiant ainsi le choix judicieux de l’Université de Lubumbashi : « Avec ses 18 laboratoires modernes bien équipés en matériels de dernière génération capables d’analyser jusqu’aux plus infimes particules les minerais du sous-sol congolais, l’Université de Lubumbashi dispose de tous les outils capables de réaliser ce projet et d’abriter l’usine pilote pour la production de la filière de la fabrication des batteries et véhicules électriques. De deux, ce choix répond de la planification des Zones économiques spéciales (ZEC) de Manono et Lualaba qui doit abriter cette expérience ». En effet, il ressort de la visite de la délégation gouvernementale conduite par le ministre Julien Paluku Kahongya à la faculté polytechnique de l’Université de Lubumbashi qu’elle dispose de tous les atouts pour garantir l’aboutissement de la matérialisation du rêve du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi qui avait convaincu ses pairs dont son homologue de la Zambie à développer la chaîne de valeur régionale pour les batteries et véhicules électriques en plus des énergies renouvelables qui vont bénéficier de l’appui des géants mondiaux BOSCH, CATL et TESLA. L’objectif affiché, outre l’emploi d’une main-d’œuvre qualifiée dans cette filière, c’est absorber le chômage avec la création des emplois pour des milliers de Congolais, en captant une bonne partie de la masse monétaire qui circule oscillant autour de l’industrie des batteries électriques évaluée à près de 10 milliards de dollars $ dans une projection entre 2023-2035. Dans la droite ligne du changement des paradigmes, le ministre de l’industrie Julien Paluku Kahongya appelle à revisiter le Code minier, spécialement son article 266, qui exige de la RDC de définir la quotité à exporter et celle à transformer pour créer la richesse et les emplois en RDC. Une manière de nous autonomiser. Le slogan qui sonne comme un appel à la prise de conscience de nos intelligences est connu et demande à être appliquer : « Créons de l’emploi chez-nous en RDC avec la transformation de nos matières premières. Rendons la RDC davantage plus compétitive en ce domaine de fabrication des batteries et voitures électriques. Car, investir en RDC fait gagner trois (3) fois plus qu’aux Etats-Unis et en Pologne. » Julien Paluku Kahongya tient à mettre à contribution le secteur bancaire et différents acteurs institutionnels (Assureurs et tous les fonds spécialisées) pour intégrer le véhicule financier de la chaîne de valeur autour de l’industrie des batteries électriques.  Le deuxième temps fort dudit événement aura été la signature d’un Acte d’engagement par les scientifiques, chercheurs, partenaires financiers et miniers sous la supervision de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique, en sigle CEA. Tour à tour le ministre Muhindo Nzangi a réitéré l’appui des instituts supérieurs et universités dans l’installation de l’usine pilote des batteries et véhicules électriques avec la contribution des formations de courtes durées répondant au système LMD. La ministre des Mines Antoinette Nsamba a présenté les opportunités qu’offre au monde la République démocratique du Congo grâce à ses minerais stratégiques intervenant dans la fabrication des batteries et véhicules électriques. Enfin José Panda, ministre de la Recherche scientifique a indiqué que la mise sur pied du Centre africain d’Excellence (CAE) va contribuer à la transformation des ressources naturelles congolaises pour le bien des populations de la RDC, celles de l’Afrique et du monde. Tout sous l’hospitalité de Jacques Kyabula, gouverneur de la province du haut Katanga.

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Nicaise Kibel’Bel Oka

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